On ne sait trop s'il désirait voir la fin de la demi-finale de la Coupe du monde de football entre le Brésil et la Turquie. Xavier Malisse (ATP 35), en tout cas, n'a pas spécialement traîné, mercredi midi, lors de son deuxième tour. Sur le court n°6, le même que celui sur lequel il avait disputé son premier match, le Courtraisien a facilement disposé de l'Américain Vince Spadea (ATP 72) en trois sets, 7-5, 6-2 et 6-2.

`Je crois avoir livré un nettement meilleur match, confia-t-il le sourire aux lèvres. Je me suis montré très agressif dès le premier point et j'ai vraiment bien senti tous mes coups. J'avais réponse à tout et je me suis particulièrement bien amusé.´ Huitième de finaliste à l'US Open en septembre 2001, également huitième de finaliste à Roland-Garros le mois dernier, Xavier Malisse n'avait, en revanche, encore jamais dépassé le stade du deuxième tour sur le gazon londonien. Vendredi, c'est cependant un adversaire d'un tout autre calibre qui l'attend. Il s'agira d'Evgueni Kafelnikov (ATP 6), tête de série n°5.

Première contre Kafelnikov

`Vous savez, quand je dis que je signerais des deux mains si je pouvais chaque fois atteindre la deuxième semaine d'une levée du Grand Chelem, ce n'est pas un manque d'ambition. Simplement, dans un tableau de 128 joueurs, il y en a 127 qui finissent par perdre et au fur et à mesure que le tournoi avance, les matches deviennent de plus en plus difficiles. Je n'ai encore jamais rencontré Evgueni Kafelnikov. Il y aura beaucoup d'échanges du fond du court et la qualité du service sera déterminante. J'aimerais bien pouvoir rejouer sur le même court, mais je ne pense pas que cela se produira...´

Comme il joue pour l'instant, le premier joueur belge ne partira clairement pas battu d'avance. Bien dans sa peau à la veille de se marier avec sa compagne Katie, au mois de septembre prochain, il est très détendu sur le court et cela rejaillit positivement sur son tennis.

`Je ne sais pas si je fais partie des joueurs les plus détendus du circuit. Disons que je prends énormément de plaisir à jouer pour l'instant et que la mentalité américaine me convient bien. Il est tout de même plus agréable de s'entraîner en musique et sous le soleil que sous la pluie...´

© Les Sports 2002