Xavier Malisse: `Rien n'a changé´

Xavier Malisse: `Rien n'a changé´
© BELGA

Tennis

Serge Fayat

Publié le à - Mis à jour le à

Il est entré récemment dans le cercle relativement fermé des vingt meilleurs joueurs du monde et devenu citoyen d'honneur d'Harelbeke, mais mis à part cela rien n'a changé. Xavier Malisse souffre encore de palpitations cardiaques, casse toujours quatre à cinq cordages de raquette par match et continue à franchir des tours dans les levées du Grand Chelem.

`Je sais que pour remédier à ces palpitations il existe des techniques particulières de respiration, mais franchement, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, confia-t-il, mardi soir, à l'issue de sa qualification pour le deuxième tour au détriment de l'Espagnol Albert Montanes. Dès que je m'assieds au changement de côté et que je reprends mon souffle, mon coeur se remet à battre normalement. Je sais que cela se produira encore et sans doute plus facilement lors des premiers tours. La tension nerveuse y est toujours un petit peu plus importante, car on ne sait jamais très bien à quoi s'attendre.´

Malisse fait recette

Xavier Malisse a beau être resté le même depuis sa splendide accession en demi-finale à Wimbledon, force est de constater que l'intérêt du grand public à l'égard de sa petite personne a fameusement augmenté.

Pour son premier tour, mardi après-midi, il n'y avait ainsi virtuellement plus une place aux abords du court n°13, situé à l'entrée du complexe.

`Je constate en effet que j'ai beaucoup plus de supporters désormais. Je me demande pourquoi, sourit-il. La situation est loin de me déplaire, car j'adore la communion avec le public, mais elle peut parfois me jouer des tours. Rentré en Belgique le soir même de ma demi-finale perdue à Wimbledon, j'ai eu la bonne idée de me rendre à la plage le lendemain, mais ce fut tout sauf reposant. Enfin, c'est mieux ainsi que le contraire. Wimbledon restera à jamais comme une expérience incroyable. C'est pour vivre de pareilles émotions un jour que j'ai choisi de faire carrière dans le tennis.´

Spadea comme à Wimbledon

Wimbledon, justement, lui reviendra incontestablement à l'esprit ce jeudi. Au deuxième tour de l'US Open, le premier joueur belge retrouvera effectivement de l'autre côté du filet l'Américain Vincent Spadea (ATP 69) qu'il y avait facilement battu au même stade.

`Il s'agira certainement d'un tout autre match que lors de notre précédente rencontre, prédit-il. Vincent Spadea joue nettement mieux sur ciment que sur gazon. Je verrai bien. Je suis aujourd'hui dans le Top 20, mais je n'ai pas changé mes habitudes pour autant. La collaboration avec mon nouveau coach, Craig Kardon, se déroule parfaitement. Nous nous entendons très bien. Le but que je me donne avant chaque rencontre est d'essayer de demeurer le plus agressif possible sur le court et c'est la raison pour laquelle j'ai beaucoup travaillé ma volée avec lui ces derniers temps.´

En attendant, il va envoyer un petit e-mail à son ami Filip Dewulf dans lequel il compte lui présenter ses condoléances pour le début de championnat assez catastrophique du Standard de Liège.

Un juste retour des choses pour la question que l'ancien demi-finaliste de Roland-Garros lui avait posée, il y a trois semaines, lors d'une séance de chat organisée au tournoi de Cincinnati.

`Il m'avait demandé si je ne comptais pas devenir supporter du Standard maintenant que Courtrai et Harelbeke avaient disparu. Jamais. C'est bien fait pour lui...´, sourit-il.

© Les Sports 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous