Que faites-vous si, soudainement, quelqu’un fait une crise cardiaque? Quatre Belges sur cinq ne font tout simplement rien. Or, une intervention dans les premières minutes peut faire la différence entre la vie et la mort.

Aider une personne en difficulté semble un principe évident. Mais, lorsque le cas de figure se produit, bien souvent, la majorité des Belges ne savent pas quoi faire ou ont peur de faire quelque chose de travers. Intervenir est cependant, toujours mieux que de ne rien faire. Il n'y a vraiment aucune bonne raison de rester passif.

Au plus vite, au mieux

Pour une victime, chaque minute qui passe fait la différence. Lors d’une crise cardiaque, les chances de survie diminuent de 10% par minute si vous ne faites rien. Donc, après dix minutes, il est trop tard. En Belgique, une ambulance arrive, en moyenne, sur place huit minutes après un appel d'urgence. Si personne ne pratique la RCP (réanimation cardio-pulmonaire) entre-temps, les chances de survie sont minimes. Et si vous pouvez utiliser un défibrillateur externe automatique (DEA) dans les premières minutes, la victime a même cinq à dix fois plus de chances de survivre. Un petit conseil: vous pouvez vous assurer que les services d'urgence arrivent plus rapidement sur place en les prévenant via l'application gratuite 112. Grâce à cette application, votre position exacte est automatiquement envoyée, ce qui peut être très utile si vous ne savez pas exactement où vous vous trouvez.

Vous ne pouvez rien faire de mal

Certaines personnes hésitent à aider parce qu'elles craignent de faire quelque chose de mal et préfèrent attendre l'arrivée de professionnels de la santé. C'est une idée fausse, nous explique Marianne Vandenlindenloof, de la Croix-Rouge de Belgique. « Personne ne s'attend à ce que vous résolviez tous les problèmes médicaux. Mais vous pouvez garder une victime en vie jusqu'à ce que les services d'urgence soient sur place. La circulation sanguine doit continuer, car des lésions cérébrales irréversibles peuvent survenir au bout de seulement trois minutes ». Vous ne pouvez rien faire de mal avec un appareil de DEA (un défibrillateur). Ils donnent des instructions vocales claires qu’il vous suffit tout simplement suivre.

Vous pouvez apprendre à réagir

Certaines personnes confrontées à une victime en situation de détresse se sentent parfois impuissantes ou paralysées. C'est une réponse psychologique bien connue à une situation d'urgence, précise encore Marianne Vandenlindenloof. Bonne nouvelle ! Suivre un cours peut vous aider à garder cette réaction spontanée sous contrôle. « Dans le cadre d’un cours de secourisme, vous recevez un plan d’intervention détaillé. Si vous gardez bien ce déroulé à l'esprit, vous saurez exactement quoi faire ». Autre conseil: installez l'application gratuite de la Croix-Rouge, ce qui vous permettra de rechercher rapidement des solutions appropriées à toutes sortes de situations. Vous pouvez également y trouver la géolocalisation de l’appareil DEA le plus proche.

Vous n’aurez pas d’ennuis

Vous avez sans doute déjà lu des articles qui évoquent certaines situations aux États-Unis où personne n'ose offrir les premiers secours de peur d'être poursuivi en justice si les choses tournent mal. Marianne Vandenlindenloof insiste : « personne n'a jamais été condamné en Belgique pour avoir offert son aide. Et cela ne se produira jamais, car les juges savent que si tel devait être le cas, plus personne ne voudrait intervenir en situation d’urgence ».

Vous voulez apprendre à pratiquer les premiers secours ? Volkswagen propose, cet automne, des séances d'initiation gratuites. En soirée, vous apprendrez à administrer un massage cardiaque, à utiliser un DEA, à contrer un étouffement et à administrer les premiers secours en cas d’accident. Les séances se déroulent chez un concessionnaire Volkswagen de votre région et sont ouvertes à tous les conducteurs de Volkswagen. Inscrivez-vous ici.