L’échappée belle

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Raoul Buyle

Publié le - Mis à jour le

Au début du printemps, Valerio D’Alimonte, Head of Content & Communication de Visit Luxembourg, lançait « Luci », le nouveau magazine de la destination Luxembourg. L’idée : relier les gens, les idées et les lieux à travers des histoires authentiques, et nous donner l’envie de visiter ce joli pays. Rencontre.

L’échappée belle
© Renata Lusso

Pourquoi « Luci » ?

Valerio D’Alimonte : Le nom vient de « Lucilinburhuc », qui en latin signifie « petit fort », et qui deviendra le nom fondateur de la ville (en 963) voire du pays (des siècles plus tard). Si la forteresse a perdu sa légitimité et n’a plus de raison d’être, le magazine « Luci » ambitionne de faire éclater les idées reçues et représente l’esprit moderne et ouvert du Luxembourg et de ses résidents d’aujourd’hui.

Quelle est la spécificité du tourisme au Luxembourg ?

Le pays offre à la fois une belle panoplie d’activités outdoor et de nombreuses propositions d’explorations culturelles et urbaines. Ce que les gens recherchent chez nous, c’est la diversité des paysages (les régions ne sont pas très éloignées les unes des autres et ont chacune leur propre personnalité), mais aussi des découvertes gastronomiques sûres et une certaine qualité, que ce soit en termes d’infrastructures, de services, de confort et d’accueil, et tout cela pas très loin de chez eux.

Je crois savoir que vous avez déterminé 4 profils-types de touristes venant au Luxembourg ?

Exact. Les « Explorers » (explorateurs) et les « Nature Loving Actives » (amateurs de nature, de sensations et de grand air) sont les deux segments pour lesquels le pays dispose du potentiel le plus élevé. Les uns veulent s’immerger dans la culture locale, hors des sentiers battus, les autres s’épanouissent dans la nature en faisant de la randonnée ou du vélo. Il y a aussi les « Perfection Seekers » (les chercheurs de perfection), souvent plus jeunes, plutôt aisés, dont les motivations se tournent vers des expériences plus exclusives, qu’ils adorent partager sur les réseaux sociaux. Enfin il y a les « Short Breakers » qui se rapprochent d’un tourisme plus classique, aussi à la journée, bien organisé et sans grandes surprises.

Et de là, vous avez créé des labels de qualité ?

Oui. Pour améliorer la qualité de l’offre, nous avons créé différents labels qui sélectionnent et fédèrent des démarches engagées pour la satisfaction des clients auprès de l’ensemble des acteurs du tourisme. Ces labels sont un signe de reconnaissance dans les hôtels, les auberges de jeunesse (qui sont au Luxembourg beaucoup plus confortables que l’idée que l’on s’en fait traditionnellement), les campings. Précisons que nous ne recherchons pas la grande foule, nous ne favorisons pas le tourisme de masse. Nous préférons un tourisme de qualité, à taille humaine, durable, qu’il s’agisse de tourisme urbain style city-trip, de tourisme vert ou de tourisme d’affaires (très développé au Luxembourg). L’idéal, bien entendu, serait de rester quelques jours de plus, une semaine, voire d’avantage, pour découvrir ce pays étonnant dont la plupart des gens ne soupçonne même pas la richesse et la diversité touristiques.

Quelle est la « Joconde » luxembourgeoise ? L’œuvre d’art la plus précieuse dans vos musées ?

Nous possédons de très beaux bâtiments, notamment des buildings contemporains construits par les plus grands architectes du 20e siècle (dont le MUDAM de Ieoh Ming Pei qui est une construction tout à fait exceptionnelle, unique au monde, bâtie sur les restes d'une ancien fort s’intégrant dans les plans de Vauban). Mais, avouons-le honnêtement, nous n’avons pas notre « Tour Eiffel », ni de « Joconde » dans nos musées qui attirent un tourisme de masse, nous possédons plutôt une quantité de petits trésors cachés, qui vous enrichissent d’autant plus durablement au fur et à mesure qu’on les découvre. C’est le mélange des genres, entre patrimoine historique et modernité, les contrastes qui s’unissent, qui est particulièrement intéressant au Luxembourg.

Une de vos meilleures adresses ?

Mon jardin secret, c’est la forêt, notamment celle qui entoure le Château de Bourglinster. Sans compter que cette forteresse du 12e siècle abrite le restaurant (La Distillerie) du chef René Mathieu (une étoile au Guide Michelin), un véritable amoureux des légumes, des plantes, des herbes, des fleurs qu’il cultive et cueille lui-même dans les bois. Le végétal est au centre de sa démarche gastronomique. C’est une de mes tables préférées au Luxembourg !


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