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"Jeu blanc" : Richard Wagamese s'inspire de sa propre histoire pour dénoncer les rapts d'enfants indiens

Geneviève Simon
Ice Hockey - 2017 IIHF World Championship - Group A - USA v Sweden - Cologne, Germany - 8/5/17 - Clayton Keller of the U.S. in action. REUTERS/Wolfgang Rattay © PHOTO NEWS / PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS ! only BELGIUM !
Ice Hockey - 2017 IIHF World Championship - Group A - USA v Sweden - Cologne, Germany - 8/5/17 - Clayton Keller of the U.S. in action. REUTERS/Wolfgang Rattay PHOTO NEWS / PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS ! only BELGIUM ! ©Photo News

Après le formidable "Les Etoiles s'éteignent à l'aube", "Jeu blanc" est le deuxième roman de l'écrivain canadien Richard Wagamese, disparu il y a peu, à être traduit en français. On y retrouve la profondeur et la force découvertes précédemment, de même que les thèmes de la perte et de la rédemption.

Pour se libérer de l'alcool, Saul Indian Horse n'a qu'une solution : "Si nous voulons vivre en paix avec nous-mêmes, nous devons raconter nos histoires". Il s'y résout, et nous entraîne d'abord dans le paradis perdu de son enfance : la vie auprès des siens, les légendes ojibwés, la récolte du riz, le lien particulier qui l'unissait à sa grand-mère. À la mort de celle-ci, alors que tous deux fuyaient pour survivre, le jeune Saul est placé dans un internat. "St Jerome's vola toute la lumière de mon monde." Parmi d'autres, le plus souvent enlevés à leur famille par le gouvernement, il découvre des conditions de vie effroyables. "Nous étions comme du bétail." Violences, brimades, humiliations sont le quotidien de ces enfants dont on cherche à gommer l'indianité. Il n'est pas rare que certains en meurent. Du mieux qu'il peut, Saul s'isole, se réfugiant dans une "chrysalide de silence".

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