Söderling, un mental d'acier
Une deuxième défaite consécutive l'aurait poussé vers la porte de sortie, mais Robin Söderling a réagi. Un double 7-5 face à l'espagnol David Ferrer lui permet de croire encore à une qualification pour les demi-finales. La pression du Masters, il la connaît.
- Publié le 25-11-2010 à 04h16
- Mis à jour le 25-11-2010 à 08h09

Une deuxième défaite consécutive l'aurait poussé vers la porte de sortie, mais Robin Söderling a réagi. Un double 7-5 face à l'espagnol David Ferrer lui permet de croire encore à une qualification pour les demi-finales. La pression du Masters, il la connaît. C'est la deuxième fois de suite qu'il y participe. N'en déplaise à beaucoup de joueurs du circuit, Söderling fait désormais partie du gratin mondial du tennis. Grâce à sa taille (1m93), son énorme service et ses coups surpuissants du fond de court. Mais il n'y a pas que ça. Le Suédois a surtout évolué mentalement. Son "fighting spirit", il l'avait déjà quand il était gamin et qu'il courait sur les courts de Tibro, près de chez lui. Joachim Johansson, ancien joueur du "Top 10", se souvient de lui plus jeune. "Petit, Robin n'avait peur de personne. C'est une force qu'il a toujours conservée. A 10-12 ans, il sentait qu'il pouvait devenir n°1."
Mais sa concentration a toujours fait défaut jusque récemment. Depuis 2009, l'année ou Magnus Norman est devenu son entraîneur. "Dans le passé, il est passé à côté de matches qu'il pouvait gagner. Il était affecté par le vent, par les spectateurs, par toutes les choses qu'il ne pouvait pas contrôler", explique l'ancien n°1 mondial. "J'ai essayé de changer sa mentalité pour qu'il soit meilleur."
La victoire à Paris-Bercy, sa première en Masters 1000, confirme bien sa progression. Où s'arrêtera-t-il ? Personne ne le sait. Son tempérament et sa rage de vaincre, qui irritent plus d'un joueur, ont en tout cas, plus de chances de l'emmener au sommet mondial que dans le cœur de ses adversaires !
Et l'un de ceux qui a gardé un souvenir amer de Söderling, c'est bien le numéro un mondial, Rafael Nadal, qui avait connu contre le Suédois sa première défaite à Roland Garros, en 2009. Et l'Espagnol, en forme, n'a fait qu'une bouchée du Serbe Novak Djokovic, battu en deux petits sets, 7-5, 6-2.
Dans le même groupe, Tomas Berdych s'est débarrassé hier d'Andy Roddick 7-5 6-3, anéantissant presque tout espoir pour l'Américain d'atteindre les demi-finales du tournoi. C'est la seconde défaite consécutive pour Andy Roddick, après un match passionnant en trois sets contre Rafael Nadal, lundi. Si le numéro un mondial perdait en soirée, Roddick était éliminé. Berdych a retrouvé la confiance face à Roddick, en sauvant deux balles de set à 4-5 dans le premier set, avant de le remporter dans la foulée. Andy Roddick s'est décomposé dans le second set, jetant sa raquette à terre en concédant le break à 2-2. Mené 3-5, le numéro huit mondial a finalement servi la balle de match dans le filet.
Dick Norman : "Nous devons gagner et prier"A 39 ans, Dick Norman , associé à Wesley Moodie, est le quatrième joueur belge à participer aux Masters. Si Libor Pimek en 1996 n'avait pas remporté le moindre match, Olivier Rochus et Xavier Malisse, huit ans plus tard, ont frôlé la qualification. A l'époque, les lauréats de Roland Garros avaient vaincu Damm-Suk et étaient passés à deux doigts de vaincre les redoutables Knowles-Nestor, jadis n°1 mondiaux. Hier, Dick Norman a écrit un autre chapitre de l'histoire d'amour entre les joueurs belges de double et les Masters. Il a remporté son premier match lors de ce rendez-vous des maîtres face à la paire Kubot-Marach 6-1, 6-3 en 1h08. "J'ai concédé un break, confie Dick Norman, ce qui est déjà mieux que les quatre lâchés face à Zimonjic/Nestor. Tout n'est pas encore parfait. Je ne parviens pas à me débarrasser de ce stress. On ne joue pas tous les jours face aux meilleures paires mondiales devant 15 000 personnes. En plus, contrairement aux tournois classiques où nous avons d'abord deux ou trois tours faciles, ici, nous disputons d'emblée une finale." Sur un plan sportif, le géant de Waregem veut encore hausser son niveau de jeu même s'il se réjouit de la régularité retrouvée de ses retours. Un atout précieux qu'il devra user à bon escient vendredi face à Mahesh Bhupathi et Max Mirnyi s'il veut atteindre les demi-finales. "Et encore, un succès vendredi ne nous assurerait pas d'une qualification, précise Norman. Nous devons gagner et prier pour que les autres résultats soient favorables. Bhupathi et Mirnyi n'ont rien d'une partie de plaisir. Ils ont l'expérience d'une dizaine de Masters et viennent de remporter Paris-Bercy " Th.V.
