Serena apporte de la couleur
Elle est la grande attraction du tournoi cette année. Et pour cause. Serena Williams (WTA 25) fait son grand retour à Wimbledon après presque un an sans tennis suite à une vilaine blessure au pied et surtout une embolie pulmonaire qui l'avait laissée "sur son lit de mort", selon ses propres dires.
- Publié le 20-06-2011 à 04h15
- Mis à jour le 20-06-2011 à 12h49

Elle est la grande attraction du tournoi cette année. Et pour cause. Serena Williams (WTA 25) fait son grand retour à Wimbledon après presque un an sans tennis suite à une vilaine blessure au pied et surtout une embolie pulmonaire qui l'avait laissée "sur son lit de mort", selon ses propres dires. L'état de forme de la cadette, tenante du trophée, sera évidemment la grande inconnue après une rentrée somme toute encourageante à Eastbourne, où elle faillit battre Vera Zvonareva (WTA 3) au deuxième tour, mais sa détermination, elle, demeure intacte. Entretien.
Serena, vous voilà de retour à Wimbledon après n'avoir pu jouer pendant près d'un an. Comment vous sentez-vous ?
Je me sens bien, ce qui est une bénédiction. Il m'a fallu travailler nettement plus dur car je devais repartir de zéro, mais ça va. Je n'ai pas eu de douleurs après mon match de trois heures la semaine passée (NdlR : à Eastbourne contre Vera Zvonareva), même si j'avais le sentiment que les changements de côté duraient cinq secondes. C'est surtout ma maman qui était inquiète, mais je n'étais pas essoufflée à la sortie du court.
Quel a été le moment le plus pénible ?
Probablement le désastre, l'hématome dont j'ai souffert après mon embolie. Il a fallu le résorber par une nouvelle intervention chirurgicale. J'avais l'impression que cela ne finirait jamais
Vous avez même déclaré que vous étiez sur votre lit de mort. Avez-vous eu peur de mourir ?
Non. En fait, j'étais assez calme. J'étais plus inquiète pour mes parents. Même si ma vie était en danger, je voulais surtout me montrer forte plus qu'autre chose.
Vous avez gagné 13 levées du Grand Chelem. Vous avez été n°1. N'y a-t-il pas eu un moment où vous vous êtes dit que tout cela ne valait plus la peine ?
Non. Je pensais même que je reviendrais beaucoup plus tôt. Je ne suis pas du genre à abandonner. Et j'ai toujours envie de jouer.
Comment avez-vous fait pour être prête en si peu de temps ? Cela ne fait pas deux mois que vous avez repris l'entraînement.
Je ne sais pas. Je travaille avec un gars qui est une vraie machine (sourire).
Quelle a été la réaction des autres joueuses ? Sont-elles contentes ou ont-elles peur ?
Tout le monde s'est montré très gentil et content pour moi.
A quoi pensez-vous que le tennis féminin ressemble sans Serena Williams ?
Je ne sais pas. Peut-être que j'apporte de la couleur (sourire) Sérieusement, je pense que le circuit féminin se porte bien. Il y a de belles campagnes publicitaires et beaucoup de compétition.
Que signifierait une reconduction de votre titre ici après tous vos malheurs ?
Ce serait tout bonnement incroyable. Mais nous n'en sommes pas là. Je suis heureuse d'être ici et mon état d'esprit est de donner le maximum.
Qu'avez-vous appris sur la vie durant ces derniers mois ?
Que la santé est la clef de tout. J'ai aussi appris que devoir surmonter de tels obstacles aidait à forger un caractère. La vie est trop courte, buvons un bon verre ! Non, là je blague (sourire)
Wickmayer est prêteYanina Wickmayer (WTA 19) fera également son entrée à Wimbledon, lundi. Porte-drapeau belge en l'absence de Kim Clijsters, elle affrontera l'Américaine d'origine russe Varvara Lepchenko (WTA 85). Programmée à 12h, elle pourrait même être la seule des Belges à jouer son match, car la météo annonce de la pluie pour la journée avec des températures allant de 15 à 19 degrés. "Je pense m'être entraînée une fois avec elle. Je sais qu'elle est gauchère, joue avec beaucoup de lift et donne peu de rythme", expliqua-t-elle après avoir tapé la balle avec Kirsten Flipkens. "Malgré la pluie, je suis contente d'être là. C'est ma quatrième participation et je m'apprête enfin à vivre un vrai Wimbledon. Avec de la pluie donc. C'est chouette !", sourit l'Anversoise qui loue une maison avec son père et son kiné, Marc Lievens. (S.F.)
