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Theresa May décroche un "nouvel" accord qui n'a en réalité rien de neuf

Maria Udrescu et Olivier le Bussy
Theresa May tente le tout pour le tout en rencontrant Juncker... Mais l'Europe ne peut plus rien faire pour elle
©AFP

La semaine est dite décisive pour le Brexit, toujours prévu le 29 mars, bien que l'accord de sortie soit encore suspendu au jeu politique britannique. Lundi matin, l'agenda européen n'affichait aucune rencontre avec la Première ministre britannique Theresa May - ou avec ses négociateurs -, avant qu'elle s'envole in extremis pour le Parlement européen de Strasbourg pour y rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Le voyage de la Première ministre n'aura pas été vain. Peu après 23h30, elle est apparue aux côtés de M. Juncker dans la salle de presse du Parlement européen pour annoncer que les deux parties avaient trouvé un accord garantissant que le Royaume-Uni ne serait pas coincé indéfiniment dans le mécanisme dit du backstop. Ajouté à l'accord de retrait, ce filet de sécurité est destiné à éviter le retour d'une frontière dure entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit. Il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans un territoire douanier avec l'UE au cas où aucune solution alternative n'aurait été trouvée pendant les vingt-et un mois de négociations de la future relation entre les deux parties pour empêcher le retour d'une frontière sur l'île d'Irlande. Et ce jusqu'à ce que cette solution ait été dégagée. Un casus belli, pour les Brexiters durs qui estiment que leur pays risque d'être coincé indéfiniment dns l'union douanière - ce qui empêcherait Londres de ne mener sa propre politique commerciale. Cet avis était partagé par Geoffrey Cox, le conseiller juridique du gouvernement, élevé au rang de négociateur en chef par Theresa May.

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