Neil Jordan
M ardi soir, le 31 e Festival du film fantastique de Bruxelles (Bifff) prenait possession du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (lire en p. 42) avec, en ouverture, l'avant-première de "Byzantium", dernier film de l'Irlandais Neil Jordan. Un 17 e long métrage qui marque le retour au genre d'un cinéaste difficile à cerner, fils d'une mère peintre et d'un père professeur.
- Publié le 04-04-2013 à 12h15
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ardi soir, le 31 e Festival du film fantastique de Bruxelles (Bifff) prenait possession du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (lire en p. 42) avec, en ouverture, l'avant-première de "Byzantium", dernier film de l'Irlandais Neil Jordan. Un 17 e long métrage qui marque le retour au genre d'un cinéaste difficile à cerner, fils d'une mère peintre et d'un père professeur.
Un cinéaste salué pour ses films abordant la politique et l'histoire irlandaise, dont il assure les avoir réalisés pour tenter de comprendre le climat de violence dans lequel il a grandi dans l'Irlande des années 50 : "The Crying Game" sur l'IRA avec Stephen Rea (son acteur fétiche, déjà de son premier film "Angel" en 1982) et "Michael Collins", portrait du père de l'indépendance irlandaise, interprété par Liam Neeson, qui lui valut un Lion d'or à Venise en 1996. Trois ans plus tard, il signait "The End of the Affair", adaptation du classique de Graham Greene emmenée par Ralph Fiennes et Julianne Moore.
Très variée, sa filmographie comporte aussi bien de petits films indépendants assez inclassables, comme "The Butcher Boy" en 1997 ou le très beau "Breakfast on Pluto" en 2005, que de grosses productions hollywoodiennes, comme "Nous ne sommes pas des anges" avec Robert De Niro et Sean Penn, et "A vif" avec Jodie Foster. Ou encore la série "The Borgias", qu'il a créée pour la chaîne Showtime et dont il va débuter le tournage de la dernière saison. Autant d'œuvres très différentes mais toutes personnelles. "Je n'aime pas revoir mes films, confie le cinéaste. Mais quand cela m'arrive, je suis surpris de voir combien ils parlent de qui je suis " Comme on pourra s'en rendre compte à la Cinematek, qui lui consacre une rétrospective complète jusqu'à la fin du mois
Mais si Neil Jordan était l'invité d'honneur du Bifff, qui l'a sacré chevalier du Corbeau sous les hourras d'un public de connaisseurs, c'est évidemment pour son amour du genre, qu'il explore depuis ses débuts. C'est en effet avec son second long métrage en 1984 "La compagnie des loups", relecture féministe du petit Chaperon rouge aujourd'hui culte, que le réalisateur s'est fait connaître. Dix ans plus tard, il donnait vie à l'écran au roman d'Anne Rice "Entretien avec un vampire", avec Tom Cruise et Brad Pitt. Tandis que son dernier film en 2009, "Ondine", était un conte pour enfants relisant le mythe de la sirène. Rien d'étonnant donc qu'il revienne aujourd'hui avec "Byzantium", histoire de vampires au féminin tout en romantisme et sensualité, emmenée par la belle Gemma Arterton. A découvrir en salles le 26 juin prochain.
