Arrêt de travail à l'Institut Cartigny

(M.Bs.)

UNE QUARANTAINE D'ENSEIGNANTS se sont croisés les bras, lundi matin à Ixelles, à l'Institut technique René Cartigny. Le mouvement est initié par la CGSP-Enseignement locale qui tire la sonnette d'alarme. «Nous sommes inquiets», explique la présidente Valérie De Nayer. «Depuis janvier, les problèmes s'aggravent, et nous craignons l'explosion.»

Il y a une dizaine d'années, la même école avait traversé une période de graves violences. Des mesures avaient été prises. L'endroit avait même changé de nom, histoire de tourner la page. «Nous voyons revenir la crise», redoute la représentante syndicale.

Apparemment, le mécontentement se cristallise autour de l'inscription d'une trentaine d'élèves en cours d'année. Ils font partie des élèves plus «difficiles» que l'établissement se fait une fierté d'accueillir, mais pour lesquels les syndicats dénoncent une insuffisance de moyens. «Les élèves ne savent plus où est l'autorité.» Récemment, plusieurs incidents se sont produits. Vendredi encore, la police intervenait suite à une altercation entre élèves et des parents d'élèves de l'école maternelle voisine.

De son côté, l'échevine de l'Instruction ixelloise, Françoise Picqué (Ecolo), tient à préciser que, contrairement à ce qu'affirme le syndicat, elle ne minimise pas du tout la situation. Elle rencontrera tous les enseignants, mercredi, à l'occasion d'une grande réunion.

Le syndicat, peu satisfait de cette proposition, appelle à un autre arrêt de travail pour ce mardi matin.

© La Libre Belgique 2006