MR et PS : un appel au dialogue
Le MR et le PS effectuaient, ce week-end, leur rentrée politique. Le ton a été différent même si les deux présidents ont lancé un appel au dialogue.
- Publié le 03-09-2007 à 00h00
Le MR et le PS effectuaient, ce week-end, leur rentrée politique. Le ton a été différent même si les deux présidents ont lancé un appel au dialogue.
Didier Reynders, président du MR, a répété que son parti restait ouvert au dialogue. "On ne peut pas refuser le débat avec 6 millions d'habitants de ce pays". Insistant sur les bonnes relations que le MR entretient avec l'Open VLD, il a invité toutes les familles politiques à en faire autant et à continuer le dialogue au-delà de la frontière linguistique. Dialoguer, oui, mais pour quoi faire ? "Dialoguer, c'est accepter de faire évoluer la Belgique fédérale au bénéfice de tous les citoyens. Refuser le dialogue ne mène à rien. On ne peut faire la Belgique fédérale tout seul comme on ne peut pas faire l'Europe tout seul. Nous n'avons pas peur de négocier mais nous resterons fermes. Nous n'abandonnerons pas nos convictions ni sur le plan économique et social ni en ce qui concerne la défense des francophones sur le plan institutionnel", a encore ajouté M. Reynders en appelant le prochain gouvernement à mettre au point un vrai projet fédéral et fédérateur qui traduise les voeux des électeurs.
Au PS, Elio Di Rupo a appelé l'orange bleue à se ressaisir 84 jours après les élections. Il a rappelé que la population attendait des signaux du politique notamment en matière d'emploi, une thématique qui était au centre des universités d'été du Parti socialiste. "Les revenus ne suffisent plus aujourd'hui pour vivre dignement", a dit M. Di Rupo, rappelant les propositions de son parti en faveur de diminutions fiscales ciblées sur les bas revenus mais aussi, pour lutter contre la précarité des travailleurs, le souhait de généraliser le contrat de travail à durée indéterminée, de même que l'extension des allocations familiales majorées en septembre. Rappelant également les propositions socialistes en faveur d'un prix maximum de l'énergie ou d'une majoration des pensions, Elio Di Rupo a lancé aussi un appel au dialogue : "Sans dialogue, sans solution raisonnable, il n'y aurait plus de Belgique". (Belga)
