Torturé sur son lieu de travail: encore des témoignages

Cette semaine, une autre victime apporte un nouveau témoignage cinglant. N'existe-t-il pas des souffre-douleur dans d'autres entreprises et qui n'osent pas parler?

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Torturé sur son lieu de travail: encore des témoignages
©Paris Match

En novembre 2010, nos confrères de Paris Match dévoilaient l'effrayant vécu de Daniel M., littéralement torturé par plusieurs de ses collègues pendant plusieurs années sur son lieu de travail, l'usine Mactac à Soignies. Personne n'a oublié ces images choquantes montrant un homme ligoté sur une palette, raillé et humilié par une meute de lâches en bleu de travail… La matérialité de ces délits ignobles non contestée par la direction de l'entreprise a été clairement établie dans le cadre d'une instruction judiciaire.

Toutefois le parquet de Mons estimait au moment de la médiatisation de cette affaire que les auteurs de ces faits de harcèlement particulièrement graves devaient bénéficier de la prescription. Selon les informations de Paris Match, ce point de vue juridique qui impliquait l'impunité aux bourreaux de Daniel M. est désormais battu en brèche par une enquête complémentaire réalisée par l'inspection sociale à la demande de l'auditorat du travail de Mons. Mais les avocats des inculpés contestent la régularité de ces nouvelles investigations.

Les débats risquent d'être fort procéduriers devant la chambre du conseil qui, ce 17 avril, poursuivra son évaluation des suites pénales à donner à cette triste affaire. Daniel M. a confie au reporter de Paris Match, Michel Bouffioux que cette nouvelle judiciaire est un "passage difficile" : "Je refais des cauchemars. Et si la justice disait à toutes ces personnes qui m'ont fait du mal qu'elles peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles ? Et s'il n'y avait même pas de procès ? Je me suis senti tellement humilié par ce qu'on m'a infligé. Ce serait la blessure de trop !".

Daniel M. se confie aussi dans une vidéo réalisée par Paris Match. Et, cette semaine, dans l'hebdomadaire, une autre victime apporte un nouveau témoignage cinglant. N'existe-t-il pas des souffre-douleur dans d'autres entreprises et qui n'osent pas parler ? Poser la question, c'est déjà y répondre…

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