"Infrabel ne freine pas les dossiers wallons"
Philippe Henry (Ecolo), ministre wallon de la Mobilité, a dénoncé dans "La Libre" d'hier le report de la modernisation des lignes 161 (Bruxelles-Namur) et 162 (Namur-frontière luxembourgeoise) jusqu'en 2022. Il a envoyé une lettre virulente à Infrabel (qui, au sein du groupe SNCB, gère le réseau ferroviaire) pour demander que l'entreprise publique revoie sa décision Sous peine de suspension de certains paiements par la Région wallonne. Ces travaux visent à faire passer de 120 à 160 km/h la vitesse de circulation des trains.
- Publié le 31-08-2012 à 04h15
Philippe Henry (Ecolo), ministre wallon de la Mobilité, a dénoncé dans "La Libre" d'hier le report de la modernisation des lignes 161 (Bruxelles-Namur) et 162 (Namur-frontière luxembourgeoise) jusqu'en 2022. Il a envoyé une lettre virulente à Infrabel (qui, au sein du groupe SNCB, gère le réseau ferroviaire) pour demander que l'entreprise publique revoie sa décision Sous peine de suspension de certains paiements par la Région wallonne. Ces travaux visent à faire passer de 120 à 160 km/h la vitesse de circulation des trains.
Infrabel a réagi hier à ces propos. En gros, le gestionnaire du réseau affirme ne rien freiner du tout. Au contraire, Infrabel déplore que le nouveau plan d'investissement 2013-2025 ne soit pas encore adopté. " On ne connaît pas encore le budget pour les investissements futurs On ne peut donc pas signer des contrats avec les entrepreneurs si on n'est pas certain de pouvoir les payer ", explique Arnaud Reymann, porte-parole d'Infrabel. "Vu ce contexte, il était donc raisonnable de penser que le délai de 2013 initialement prévu pour la modernisation de l'axe Bruxelles-Namur-Luxembourg serait dépassé D'ailleurs, ce n'est pas nous qui sommes à la table des négociations. C'est le rôle du gouvernement fédéral. Le ministre Henry va pouvoir bientôt défendre la position de la Région wallonne dans le cadre des négociations sur le plan 2013-2025. "
Philippe Henry dénonçait également dans "La Libre" la clef historique 60-40 pour la répartition des budgets du rail entre le nord et le sud du pays. La Flandre n'a pas de projets, affirmait-il, et donc c'est la Wallonie qui trinque car ses dossiers sont freinés par le fédéral afin de maintenir la délicate répartition des budgets dans la proportion 60-40.
Réponse d'Infrabel : " C'est hors de propos. La clef 60-40 de répartition des crédits existe bien mais Infrabel ne freine pas les dossiers wallons. Je peux citer des dossiers en Flandre qui sont aussi retardés alors qu'il y avait un préfinancement important de la part de la Région flamande. C'est par exemple le cas à Zeebruges. Il y a tout simplement moins d'argent pour tout le monde. Les restrictions budgétaires, elles ont également lieu dans la proportion 60-40... "
