Col de l'utérus : vaccination discutée

L e collectif "Initiative Citoyenne" a pressé, mardi, les ministres de la Santé et de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de fournir "une information suffisamment contradictoire" sur la vaccination contre le cancer du col de l'utérus, qui sera gratuitement proposée aux élèves de 2e secondaire dès la prochaine rentrée scolaire.

L e collectif "Initiative Citoyenne" a pressé, mardi, les ministres de la Santé et de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de fournir "une information suffisamment contradictoire" sur la vaccination contre le cancer du col de l'utérus, qui sera gratuitement proposée aux élèves de 2e secondaire dès la prochaine rentrée scolaire.

Dans une longue lettre ouverte aux deux ministres, le collectif, qui s'était fait connaître l'an passé en saisissant la justice pour dénoncer les recommandations de vaccination contre les risques d'épidémie de grippe H1N1, met en doute l'efficacité de cette vaccination et en dénonce les risques.

Il pointe à cet effet plusieurs mises en garde rédigées par différentes autorités sanitaires ces dernières années. Et cite des cas où l'usage du Gardasil et du Cervarix, deux vaccins contre le HPV (Papillomavirus humain), est soupçonné "d'avoir entraîné des effets secondaires graves, voire la mort parfois.

La ministre francophone de la Santé, Fadila Laanan (PS), a annoncé, au début de l'été, que la vaccination contre le HPV, qui peut entraîner un cancer du col de l'utérus, sera gratuitement proposée dès la prochaine rentrée aux 26 000 jeunes filles inscrites en deuxième secondaire.

Cette vaccination, nullement obligatoire, sera soumise à l'accord préalable des parents, lesquels seront informés par les autorités. On recense quelque 700 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus chaque année en Belgique.

C'est la principale cause de décès par cancer chez les moins de 35 ans. Les vaccins actuellement disponibles protègent contre 70 % des souches de HPV.

Ceux-ci sont plus efficaces s'ils sont administrés avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination n'élimine toutefois pas les besoins de dépistage de la maladie.

En France, des plaintes ont été déposées par des familles de jeunes filles qui, pour se prémunir contre les risques de cancer de l'utérus, ont eu recours au Gardasil, vaccin commercialisé par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD depuis novembre 2006.

Il serait responsable, selon les plaignantes, de toute une série de maux, comme des crises de paralysie imprévisibles, des maux de tête et des douleurs au ventre insoutenables.

Des demandes d'indemnisation ont d'ores et déjà été introduites auprès de commissions régionales de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI).

Pour que ces jeunes filles soient indemnisées, les experts de la CRCI devront établir un lien entre le vaccin et les symptômes décrits. Cette relation, aucun médecin ne l'a pour le moment formellement établie.

Le Gardasil a été inscrit sur la liste des médicaments "sous surveillance" de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. (D'après Belga)

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...