Nicolas Martin résiste à la charge de Georges-Louis Bouchez
Le pari de Georges-Louis Bouchez, qui était de détrôner le PS à Mons, semble perdu.
- Publié le 13-10-2024 à 23h15
- Mis à jour le 13-10-2024 à 22h14

La campagne électorale à Mons a fait couler beaucoup d'encre. L'arrivée manquée de Julie Taton, sur la liste Mons en Mieux de Georges-Louis Bouchez, a constitué un véritable feuilleton. Avant les élections, il était toutefois compliqué de déterminer qui allait profiter de cette saga politico-médiatique.
Lors du dernier scrutin communal, en 2018, le PS avait obtenu 44,25 % des suffrages, devant Mons en Mieux (21,49 %) et Écolo (12,78 %). Les socialistes s'étaient finalement alliés avec les écologistes pour former une majorité, rejetant Mons en Mieux dans l'opposition. Et c'est Nicolas Martin (PS), déjà bourgmestre faisant fonction de 2012 à 2014, qui avait ceint l'écharpe mayorale, cette fois de plein exercice.
Un test pour GLB
Pour Georges-Louis Bouchez, et la liste Mons en Mieux qu'il tirait, cette élection communale constituait donc une nouvelle opportunité de chasser le PS du pouvoir dans la cité du Doudou. Une tâche compliquée puisque le libéral avait obtenu des scores inférieurs à ceux de Nicolas Martin lors des précédentes élections.
Et il semblerait que Georges-Louis Bouchez n'ait toujours pas convaincu les Montois, ce dimanche. Du moins pas de façon suffisante pour détrôner le PS.
Selon des résultats définitifs, en effet, la Liste du bourgmestre (celle des socialistes) a obtenu un score de 44,64 % ce dimanche, soit légèrement mieux que le score du Parti socialiste en 2018.
De son côté, Mons en Mieux enregistre une progression avec un score de 28,72 %, au-delà du résultat de 2018 (21,49 %). Néanmoins, une alliance entre le MR, Écolo et Les Engagés n'est pas suffisante pour constituer une majorité alternative et éjecter les socialistes du pouvoir.
Georges-Louis Bouchez s'est néanmoins déclaré satisfait du score de Mons en Mieux, précisant "que personne n'a réussi à faire 30 % à Mons en dehors du PS". Tout en précisant qu'il faudrait vérifier si le PS avait 23 sièges (la barre pour une majorité absolue) ou 22 sièges.
Quel partenaire pour le PS ?
Au micro de la RTBF, Nicolas Martin s'est dit satisfait des résultats, dénonçant au passage l'usage fait par Georges-Louis Bouchez "de sa notoriété nationale en vue de détruire l'image de Mons".
Selon lui, avec 23 sièges sur 45, la Liste du bourgmestre a les mains libres. Néanmoins, le site officiel des élections ne donne finalement que 22 sièges à la liste de Nicolas Martin. Ce qui priverait le socialiste de majorité absolue...
Quoi qu'il en soit, le bourgmestre sortant envisageait d'intégrer un partenaire dans sa future coalition. Écolo, qui était dans la majorité précédente, est passé de 12,78 % à 6,89 % des voix. Nicolas Martin a déploré ce recul des verts, sans pour autant exclure de continuer à diriger Mons avec eux.
De leur côté, les Engagés sont passés de 6,31 % à 8,95 % des voix. Il s'agit donc d'un partenaire possible pour le PS.
À moins que les socialistes ne se tournent vers le PTB, qui est passé de 8,50 % à 9,30 % des votes. Le parti d'extrême gauche occupe donc la troisième place à Mons, à l'issue des élections de ce dimanche. En théorie, une coalition réunissant la gauche et l'extrême gauche est donc possible.
