Réagissant à la condamnation, rendue publique mercredi, de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui ne fait pas assez d'efforts pour l'inclusion scolaire des enfants en situation de handicap intellectuel, selon le Comité européen des droits sociaux, la ministre de l'Education, Caroline Désir (PS) annonce l'organisation prochaine d'une table ronde sur cette problémtique.

“Je suis consciente que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne respecte pas les prescrits légaux”, a-t-elle réagi mercredi. “Je m’inscris pleinement dans l’objectif de faire évoluer le système scolaire pour le rendre plus inclusif”. On ne part pas de rien, ajoute-t-elle, en citant les 17 classes à visée inclusive (soit des classes formées d’élèves de type 2 ou 3 (porteurs d’autisme) implantées au sein d’une école de l’enseignement ordinaire. “Je sais que ce n’est pas une inclusion totale mais cela permet des rapprochements. C’est un pas en avant pour changer les mentalités. J’entends encourager ces différentes initiatives”. 

"Il s'agit d'abord d'un choix de société"

Le gouvernement de la FWB a approuvé en décembre dernier, en première lecture, la mise en place de “pôles territoriaux”. Ces structures attachées à une école d’enseignement spécialisé et composées d’équipes pluridisciplinaires (enseignants, édcateurs, logopèdes, kinés...) auront pour mission d’aider les élèves à besoins spécifiques dans l’enseignement ordinaire.

Mais, si la construction d’une école plus inclusive passe par des règlements et des décrets, "il s’agit d’abord d’un choix de société", ajoute Caroline Désir.

La ministre a annoncé mercredi qu’elle organiserait, dans les meilleurs délais et avant fin 2021, une table ronde pour aborder tous les aspects de la prise en charge des enfants en situation de handicap intellectuel. Y seront conviés tous les ministres concernés, les associations de parents, les services d’accompagnement, les enseignants, les directions, les acteurs de terrain et les acteurs institutionnels. “On doit, ensemble, essayer de dégager des solutions pour tous les élèves. Ma priorité, c’est que chaque enfant puisse être accompagné en fonction de ses besoins individuels”.