Victime du violeur qui sévit dans le Bois de la Cambre, Juliette témoigne: "J'ai hurlé mais personne ne pouvait m'entendre"

La jeune femme de 22 ans fait partie des quatre plaignantes, victimes d'agressions sexuelles à la sortie de la boîte des "Jeux d'hiver".

Illustration picture shows the police on bike at Bois de La Cambre - Ter Kamerenbos, in Brussels, Sunday 22 March 2020. From March 18th, new measures are taken to avoid the spread of the Covid-19. There are 2815 persons infected in Belgium, so far. BELGA PHOTO PAUL-HENRI VERLOOY
Victime du violeur qui sévit dans le Bois de la Cambre, Juliette témoigne: "J’ai hurlé mais personne ne pouvait m’entendre"

Ce jeudi, nous vous rapportions qu'un violeur sévissait dans le Bois de la Cambre, en attente de jeunes filles qui se retrouveraient seules à la sortie de la boîte de nuit des "Jeux d'hiver". Le parquet de Bruxelles a enregistré quatre plaintes de jeunes femmes victimes de viol ou d'agression sexuelle depuis cet été.

Ce samedi, nos confrères de RTL ont pu recueillir le témoignage de l'une d'elles. Juliette a 22 ans, est étudiante et vit à Ixelles. Le 27 septembre dernier, elle était de sortie dans la boîte de nuit des "Jeux d'hiver" avec des amis. Lorsqu'elle a voulu commander son taxi pour rentrer, celui-ci n'est jamais arrivé. La jeune femme a alors décidé de regagner son domicile à pied en passant par le bois. C'est là que l'horreur est arrivée.

Arrivée dans un endroit du bois où il n'y avait absolument personne à l'horizon, elle est tombée sur son bourreau. "J'ai entendu les pas se rapprocher, ça a été tellement vite…". Elle poursuit : "Cet homme m'a prise par-derrière et m'a vraiment dit que dans tous les cas je ne pourrais rien faire parce qu'il n'y avait personne, il avait raison. J'ai hurlé mais personne ne pouvait m'entendre."

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Menacée avec un couteau, Juliette dit avoir alors cédé à son agresseur. "C'est l'instinct de survie. Il faut que j'agisse comme il veut", explique la jeune femme. Ne voulant pas trop détailler les "dix minutes" d'horreur, elle explique avoir eu une "dissociation" avec son corps : "On se détache de tout", confie-t-elle.

"Une fois qu'il a terminé, il m'a dit 'Tu peux partir'", raconte encore Juliette, qui a alors été immédiatement rejointe par ses amis, prise en charge par la police et conduite à l'hôpital pour divers examens. Un suivi psychologique a également été mis en place et est, selon la jeune femme, bien nécessaire. Aujourd'hui, elle trouve important de raconter ce qui lui est arrivé afin de mettre en garde les autres : "Si j'avais vu ou entendu que ça arrivait à quelqu'un que je connais, je n'aurais pas pris ce bois", termine Juliette.

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