Quelles communes flashent le plus les automobilistes en périphérie bruxelloise (INFOGRAPHIE)
En seulement quelques années, le nombre de radars-tronçons a explosé dans le Vlaamse Rand, avec douze dispositifs à Dilbeek et autant à Leeuw-Saint-Pierre…

- Publié le 18-11-2025 à 11h45
- Mis à jour le 18-11-2025 à 11h51

Les automobilistes circulant entre Bruxelles et le Brabant wallon l'ont remarqué : les radars-tronçons se sont multipliés en périphérie bruxelloise.
À Bruxelles, on compte sept dispositifs de la sorte (chaussée de Gand à Berchem, quai de Mariemont, quai Demets, tunnel Porte de Hal, tunnel Stéphanie, boulevard Léopold III et avenue Bordet). Un chiffre qui n'est pas appelé à augmenter dans l'immédiat, au vu de l'absence prolongée de gouvernement bruxellois de plein exercice.
Mais dans le Vlaamse Rand en revanche, le nombre de radars-tronçons a connu une nette augmentation au fil des dernières années. Une tendance qui se retrouve dans toute la Flandre. En deux ans, le nombre de radars-tronçons a été multiplié par cinq au nord du pays. En 2025, on compte 1 233 dispositifs de ce type en Flandre, contre près d'une centaine en Wallonie.
Des communes avec… 12 radars
La rédaction de La Dernière Heure a pris contact avec toutes les communes brabançonnes autour de Bruxelles. En périphérie bruxelloise, il s'avère que dix communes ont désormais des radars-tronçons. En tête : Dilbeek et Leeuw-Saint-Pierre. Ces deux localités disposent chacune de douze tronçons à vitesse limitée et contrôlée.
À Grimbergen, on en compte 10. À Beersel, 9 dispositifs sont également en place. À Asse, 6 radars-tronçons. À quoi s'ajoutent deux à Drogenbos, trois à Meise, un à Rhode-Saint-Genèse, un sur le Ring à Vilvorde et un sur l'E40 à Zaventem. À savoir un total de 57 installations pour le Vlaamse Rand.
Notons que la répartition est particulièrement inégale. L'est de Bruxelles est presque dépourvu de radars, contrairement à l'ouest de la capitale, particulièrement bien fournie.

De plus en plus à l'avenir
Ce chiffre est appelé à augmenter à l'avenir. Linkebeek nous informe vouloir en implémenter deux, rue de la Station et rue Hollebeek. L'échevin linkebeekois Cédric Letier évoque l'horizon mi-2026.
Leeuw-Saint-Pierre n'exclut pas d'en rajouter, tout comme Rhode-Saint-Genèse, Overijse, Beersel, Wemmel et Zaventem. "Dans certains endroits, ce serait certainement très intéressant", pointe Lukas Schillebeeckx (CD & V), de Zaventem. Vilvorde investit deux millions pour des caméras, qui devraient arriver en 2026 pour les tronçons, mais aussi la surveillance. À Hal également, neuf nouveaux radars-tronçons sont prévus dans le cadre du plan pluriannuel.
"Surtout pas dans les zones 30"
Plusieurs communes ne comptent pas en rajouter. C'est le cas d'Asse, de Dilbeek, de Drogenbos, de Grimbergen, de Meise. "On n'a pas l'intention d'en rajouter et surtout pas dans les zones 30", rapporte Alexis Calmeyn, bourgmestre de Drogenbos. "On a atteint notre but", pointe Philip Roosen (N-VA), échevin en charge de la Mobilité grimbergeoise, qui évoque une diminution des infractions de vitesse depuis l'instauration du dispositif. À Grimbergen, le solde positif est de 500 000 € par an, réinvesti totalement dans des aménagements de sécurité routière.
Dans plusieurs localités, il n'est pas prévu d'en implémenter, à savoir Kraainem, Tervuren et Merchtem. Dans cette dernière, il s'agit notamment d'un choix assumé, pour privilégier les dispositifs mobiles.
Les radars "privés" dans la tourmente
Rappelons, qu'en Flandre, l'installation de ces "trajectcontroles" peut se faire via un partenariat public-privé. Dans le Rand, cela s'est par exemple fait à Beersel, à Asse et à Meise. La firme privée, qui s'occupe de l'installation du dispositif, reçoit dès lors une partie des recettes des verbalisations. Mais cette formule se trouve, ces derniers jours, dans la tourmente. Le tribunal de police de Vilvorde a récemment donné raison à un automobiliste verbalisé, qui contestait ce recours à une société privée.
"Si nécessaire, nous devons adapter la réglementation", a récemment commenté ce lundi la ministre Hilde Crevits (CD & V), en charge des Pouvoirs locaux, qui rappelle que cette décision de justice ne s'applique qu'à un cas particulier.