L'épure Di Rupo ? Une note à amender pour le MR

M. Wathelet a commencé par justifier le coup de gueule du président du CdH lorsque les négociations ont capoté et que le formateur est parti remettre sa démission au Roi.

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L'épure Di Rupo ? Une note à amender pour le MR
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Il a commencé par justifier le coup de gueule du président du CdH lorsque les négociations ont capoté et que le formateur est parti remettre sa démission au Roi: "Son coup de colère (ndlr : de Benoît Lutgen) était tout à fait justifié et il l'est toujours aujourd'hui. Se dire que deux partis... ça ne semble plus n'être qu'un parti maintenant... le VLD ne soit pas en mesure de dire oui on ose y aller, on ose remonter ses manches et prendre ce budget que l'Europe nous a rappelé deux fois la semaine dernière de prendre, c'est clair que cela ressemble plus à de l'irresponsabilité politique qu'autre chose".

Le scénario était-il écrit à l'avance comme certains l'ont affirmé avec la présence des motards à l'arrivée des négociateurs à la Chambre ? "J'en sais rien et puis globablement, on s'en fout... Si Charles Michel et Alexander De Croo avaient dit oui hier à la table, je suppose que le formateur préférait que sa note passe plutôt que d'aller à Ciergnon accompagné de motards. Ca fait quand même maintenant quelques mois qu'Elio Di Rupo essaie de travailler à ce qu'il y ait un accord. Si a un moment il voit qu'il y a une chance d'aboutir... il ne va pas ne pas saisir cette chance. Où alors, il est schizo et maso. Après 526 jours, je suppose qu'il ne s'amuse pas à faire de la théâtralisation".

Et Melchior Wathelet de prévenir: "Si on n'a pas de budget, c'est tout le monde qui va payer : classes moyennes, les plus pauvres... tout le monde! Les 700 millions d'euros de l'Europe, c'est rien par rapport à ce qui pourrait nous arriver si à un moment on est véritablement attaqué sur les marchés".

Bernard Clerfayt, secrétaire d'Etat FDF, a également réagit ce matin à la situation politique suite à l'échec constaté hier par le formateur lors des négociations socio-économiques et budgétaires: "C'est quelques jours de perdu de plus parce que qui doute qu'ils reprennent dans quelques jours les négociations.

Autrement dit, c'est une vrai perte de temps. Et quand on voit les opinions, les avis, des partenaires, on se dit que même quand ils formeront un gouvernement ce sera un gouvernement sans vision. Il n'y a pas de vision de l'avenir de la Belgique [...] Comme citoyen, comme homme politique, nous ne connaissons pas le contenu de leurs divisions, nous ne connaissons pas ce sur quoi ils discutent. J'ai un peu l'impression qu'on fait du cinéma et on prend les citoyens, les journalistes, les observateurs, pour des imbéciles. On nous vole un peu la démocratie".

Autres invités politiques de la matinale de Twizz radio : Alain Courtois, Sénateur MR et Rachid Madrane, Député fédéral PS. Tensions en studio car le débat a évolué. On parlait d'affrontement gauche - droite. On parle désormais des responsables d'une part et des irresponsables de l'autre. "C'est un peu extraordinaire de dire à gauche on est les responsables et à droite les irresponsables..." entame Alain Courtois et rappelle le credo du MR, soit moins de taxation sur le travail et plus de réduction des dépenses. Il précise : "... Il faut revenir à la table et il faut faire en sorte que l'on parle... Nous n'avons jamais dit 'non' à la négociation, jamais !" et reconnaît que la note d'Elio Di Rupo est une base... "qui devra être amendée". "Nous sommes proches du compromis" ajoute enfin Alain Courtois... "Nous voulons d'un accord parce qu'il n'y a pas d'alternative !".

Du côté du PS, Rachid Madrane, Député fédéral tient un discours qui suscite l'affrontement : "J'entends aussi une certaine hypocrisie parce que... je sais que le discours qui est tenu à l'extérieur et à l'intérieur des négociations n'est pas tout à fait le même, la question est simple, il faut sortir de l'hypocrisie". Soit, le MR et l'IOpen VLD sont-ils d'accord de discuter le 5ème compromis formulé par le formateur avec des amendements à la marge ? Le Député fédéral poursuit : "Le MR ne veut pas faire participer le capital à l'épure budgétaire !". Bref, ce qui apparaît comme un compromis aux yeux du PS est une note à amender pour le MR.

Pour ECOLO enfin, Muriel Gerkens, Députée fédérale estime que "c'est dramatique d'imposer ce jeu... au citoyen qui attend un gouvernement depuis longtemps, une Europe qui attend aussi que la Belgique prenne les rennes de son pays !". Les différents partis autour de la table lancent des slogans et perdent le sens des responsabilités et de l'Etat estime ECOLO pour qui, encore : "ça frôle l'hyprocrisie mais c'est vrai que c'est de la politique politicienne". Pour conclure, Muriel Gerkens estime que : "ce qui manque le plus pour le moment, c'est le respect entre les personnes, entre les négociateurs politiques mais ce respect-là c'est aussi vis-à-vis du citoyen !".

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