Reynders: "Un gouvernement sans le PS, c'est déjà une réforme en soi"

Ce mercredi matin, Didier Reynders a livré ses premières impressions et répondu aux critiques sur les réformes déjà annoncées. Il défend également la N-VA qui, pour lui, n'a pas de relents d'extrême droite, "c'est un parti démocratique".

J.F.
Reynders: "Un gouvernement sans le PS, c'est déjà une réforme en soi"
©Photo News

La nouvelle est tombée ce mardi soir: Charles Michel sera le nouveau Premier ministre. Bien évidemment, Didier Reynders, interrogé sur La Première ce mercredi matin, a aussitôt félicité son collègue trouvant normal qu'il hérite de ce poste. "C'est la conséquence logique de ce qui s'est passé depuis les élections. Le PS a fait le choix de d'abord constituer les majorités régionales sans le MR instaurant ainsi une situation confédérale puisque les régions ont avancé avant le fédéral. En Flandre, le même choix a été fait. Ensuite, nous avons fait une proposition au cdH que celui-ci a refusé. Charles Michel a donc été voir quels étaient les partis prêts à prendre de vraies mesures sur le plan socio-économique. Il a mené un parcours tout à fait correct. Cela n'a pas été simple et, très naturellement, il va diriger ce gouvernement". 
Pourtant, depuis que les grandes lignes de l'accord du gouvernement sont connues, les réactions n'ont pas tardé à se faire entendre, notamment de la part de ceux qui fustigent ces accords. "Ce qui est nouveau depuis pas mal de temps, c'est qu'il y a une orientation claire. Cette fois, un gouvernement va assumer ses réformes et ses choix. On veut alléger les charges des entreprises tout en redonnant du pouvoir d'achat, décaler le retour à l'équilibre pour se donner un peu d'air. On veut aussi vraiment faire des économies, ce qu'on annonce aussi dans les régions et communautés d'ailleurs. Mais je suis rassuré que la gauche réagisse, c'est toujours bon d'avoir un débat démocratique. Je voudrais toutefois inviter les partenaires sociaux autour de la table pour que l'on continue à discuter".
Didier Reynders assume donc tous les choix qui ont été faits par son parti et ne craint pas du tout la N-VA. "Celle-ci était dangereuse sur le plan communautaire mais cela reste un parti démocratique. La Flandre voulait absolument des réformes de l'Etat parce qu'elle était persuadée que ce n'était pas possible de faire des réformes avec le précédent gouvernement. Comme je l'ai souvent dit sous forme de caricature, 'établir un gouvernement sans le PS, c'est peut-être déjà en soi une réforme en soi'".

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