Pour Ducarme, les propos de De Wever ne parasitent pas l'action du gouvernement
Le président de la N-VA parle du racisme comme d'une "notion relative", alors qu'il s'agit d'un "délit qualifié par la loi". C'est donc une erreur, a affirmé mercredi matin le député MR Denis Ducarme, interrogé par Bel RTL.
- Publié le 25-03-2015 à 09h32
- Mis à jour le 25-03-2015 à 09h33

Le président de la N-VA parle du racisme comme d'une "notion relative", alors qu'il s'agit d'un "délit qualifié par la loi". C'est donc une erreur, a affirmé mercredi matin le député MR Denis Ducarme, interrogé par Bel RTL. Pour M. Ducarme, les propos de M. De Wever ne parasitent toutefois pas l'action du Premier ministre et de son gouvernement. Le patron de formation nationaliste flamande avait estimé lundi, au cours de l'émission de la VRT "Terzake", que le racisme était une notion "relative" et trop souvent invoqué comme excuse pour un échec personnel, surtout auprès de certains groupes de population, comme la communauté marocaine. "Surtout les Berbères. Ce sont des communautés fermées, avec une défiance envers les autorités", avait-t-il notamment dit.
Mardi, le MR et l'Open Vld, partis qui font partie de la majorité fédérale, tout comme la N-VA, avaient pris leurs distances par rapport à cette analyse.
"Ce qui m'inquiète, c'est - qu'en s'exprimant comme il l'a fait, ndlr-, Bart De Wever peut enfoncer un certain nombre de personnes dans le racisme. Mais il ne dit pas que cela. Il dit aussi qu'il y a un manque d'efforts et de volonté en termes de politique d'intégration", a commenté mercredi Denis Ducarme.
Le député MR a rappelé que Bart De Wever n'était pas membre du gouvernement et qu'il "n'empêche pas le Premier ministre Charles Michel de travailler".
M. Ducarme a par ailleurs souligné que la communauté marocaine apportait une plus-value à la Belgique. Il considère qu'il faut continuer à travailler avec les musulmans qui "partagent notre socle commun de valeurs". "Les musulmans sont nos meilleurs alliés face au radicalisme", a-t-il encore dit.
