Qui est Sander Loones, le nouveau ministre de la Défense? (VIDEO)
- Publié le 12-11-2018 à 22h29
- Mis à jour le 13-11-2018 à 13h58

Issu d'une famille très flamingante, il a pesé sur la radicalisation de la politique d'asile et de la migration depuis 7 ans.Exit Steven Vandeput, qui va ceindre l'écharpe tricolore (!) à Hasselt… Son successeur Sander Loones a prêté serment lundi entre les mains du Roi. Un N-VA du Limbourg a cédé le cabinet de la rue Lambermont à un quasi-quadra N-VA de Flandre occidentale. Un choix intéressé sur le plan géo-(graphico-)stratégique. C'est que Sander peut devenir la locomotive électorale qui fait défaut en Flandre occidentale, Geert Bourgeois - dans une certaine mesure… - excepté.
Il y a aussi une raison familiale au choix de Loones. Bon sang ne peut mentir : il est le fils de Jan Loones, ex-parlementaire Volksunie qui, lors de l'implosion du parti, se rallia d'emblée au courant nationaliste traditionnel qui déboucha sur la Nieuw-Vlaamse Alliantie. Plus encore, Sander est le petit-fils d'Honoré Loones et de Rosette Dewitte, qui eurent la particularité d'avoir été chacun bourgmestre d'Oostduinkerke. Il faut savoir qu'Honoré fut privé de ses droits politiques et civiques pour avoir trempé dans la collaboration idéologique. C'est aussi à Oostduinkerke qu'habitait la sulfureuse Irma Laplasse, condamnée deux fois pour avoir choisi le camp allemand, en 1946 et en 1996.
Sander Loones, juriste de formation, fut d'abord avocat spécialisé en droit administratif, mais s'imposa comme spécialiste dans le dossier de l'asile et des migrations. Au sein du SPF Intérieur, puis surtout de son parti lors de la suppression de la "snel-Belg-wet", entendez : lorsqu'on durcit les conditions d'accession à la nationalité belge. Il devint un pilier du service d'études de la N-VA soutenu par Bart De Wever, qui l'intégra dans sa garde rapprochée. Au siège du parti, on rappelle que c'est grâce à lui qu'en 2013 il y eut 90 % en moins de "nouveaux Belges" qu'en 2012. Loones Junior fut récompensé par un mandat européen en 2014 (à la place de Johan Van Overtveldt) et par la vice-présidence la N-VA. Il faut préciser que son expertise déterminée pesa sur le programme du gouvernement Michel. Le nouveau ministre fédéral a dit début novembre qu'il aurait "sans doute préféré saluer un autre drapeau". Séparatiste tot in de kist ? Oui, mais qui dit apprécier l'action de l'armée depuis les attentats…
