Comment l'Open VLD espère favoriser la montée du MR dans un gouvernement bruxellois

- Publié le 04-06-2019 à 21h03
- Mis à jour le 04-06-2019 à 21h35
Ne pas confondre vitesse et précipitation. C'est, en substance, ce que les ténors de l'Open VLD ont formulé lundi à l'adresse de leurs deux négociateurs bruxellois. Guy Vanhengel et Sven Gatz ont en effet reçu pour mission du Bureau de leur parti de freiner durant ces prochaines heures les discussions en vue de former une majorité flamande à Bruxelles. De la sorte, ils espèrent favoriser la montée du MR dans un futur attelage gouvernemental, révélaient lundi nos confrères du Tijd.
Rutten sévit, Vanhengel se fait discret
Pour rappel, Groen, l'Open VLD et one.brussels (le nom du SP.A à Bruxelles) ont conclu vendredi un accord en vue d'entamer des négociations sur le futur programme de l'exécutif bruxellois. Ensemble, ils représentent dix sièges sur les dix-sept dont dispose le groupe linguistique néerlandophone au Parlement bruxellois. En tant que premier parti néerlandophone à Bruxelles, Groen a mis les bouchées doubles dès le lendemain des élections du 26 mai pour officialiser le plus rapidement possible cet accord.
En coulisses, certains voient dans l'épisode du Bureau de l'Open VLD de lundi une volonté claire et nette de sa présidente Gwendolyn Rutten de reprendre en main le positionnement des libéraux néerlandophones en terres bruxelloises. Il faut dire que ces dernières années, la situation de l'Open VLD, qui siégeait dans l'exécutif Vervoort, et celle du MR - dans l'opposition - n'ont pas été de nature à favoriser les relations entre les deux partis frères. On se souvient entre autres de ces déclarations, largement médiatisées, dans le chef de Didier Reynders qui signifiaient texto "qu'il y avait trois partis socialistes à Bruxelles : le PS, le SP.A et l'Open VLD de Guy Vanhengel".
Le patron du MR bruxellois faisait en fait alors allusion à la situation politique pour le moins surprenante à l'échelon local d'Evere, où Guy Vanhengel s'était présenté sur la liste du Bourgmestre socialiste Rudi Vervoort lors des communales d'octobre 2018. Les deux hommes gouvernaient par ailleurs ensemble à l'échelon régional.
De quoi faire bondir les libéraux francophones, relégués sur les bancs de l'opposition depuis quinze ans. Reste que cette solidarité affichée de l'Open VLD pour le MR à Bruxelles ne garantit aucunement le retour de ce dernier dans l'attelage gouvernemental bruxellois. Car, faut-il le rappeler, c'est le Parti socialiste qui a la main sur ces négociations. Le second tour des consultations démarre ce vendredi.