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Philippe Close veut une "loi casseurs" : "Ceux qui veulent en découdre devront savoir qu'ils risquent des sanctions lourdes"

Le bourgmestre assure que les discussions avec le ministre de la justice sont ouvertes.

Anciaux Sylvain
dans le bureau de philippe close pour nous parler du deroulement de la nuit de la nouvelle année 2020 en cette periode de pandémie
©Ennio Cameriere

Dimanche 23 janvier, parc du Cinquantenaire, fine pluie, grosses averses de barrières Nadar et nuages de lacrymos. Depuis son poste de commandement, le maïeur bruxellois Philippe Close (PS) observe les affrontements entre manifestants contre les mesures sanitaires et la police. Las de ces scènes, une idée vient à la tête du socialiste : pourquoi ne pas s'inspirer de la loi football pour maintenir les casseurs hors des rassemblements populaires ?

Adoptée à la fin des années 1990, cette loi a pour objectif de cibler et d'interdire les hooligans des stades de football. "Les casseurs, ce sont les hooligans des manifestations", appuie le bourgmestre. "Aujourd'hui, quand quelqu'un envahit un terrain, il a deux ans d'interdiction de stade. Quand il y a un match de foot, il doit se présenter au commissariat. Je veux qu'on fasse la même chose." En clair, tout qui s'en prendra à des biens ou des personnes de façon violente en manifestation, devra pointer à un poste de police chaque jour des manifestations suivantes.

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