Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Oui, je dérange" : la méthode Spinette, bourgmestre "omniprésent" et "ultra-colérique" de Saint-Gilles, pose question

Accusation d'entrave à une mission de police, de copinages, de licenciements abusifs ou de coups de sangs : à Saint-Gilles, ils sont nombreux à pointer du doigt la gestion communale du bourgmestre. Jean Spinette répond.

Jean Spinette Bourgmestre St-Gilles Portrait 15 décembre Bruxelles
Jean Spinette Bourgmestre St-Gilles Portrait 15 décembre Bruxelles ©MARIE RUSSILLO

Il y a quelques mois, un travailleur de la commune de Saint-Gilles nous alertait sur les méthodes peu orthodoxes en vigueur au sein de l'administration communale. Récemment, plusieurs employés ou anciens employés ont accepté de témoigner, nous dressant un portrait peu glorieux du nouveau bourgmestre Jean Spinette (PS). L'intéressé s'en défend. Explications.

Le fantôme d'Uneus

Depuis les récents événements à la Porte de Hal et déjà depuis sa prise de maïorat en septembre 2022 en remplacement de Charles Picqué, Jean Spinette n'a eu de cesse de défendre la police et de réclamer "plus de bleus en rue." Il semblerait qu'il n'ait pas toujours partagé cette vision. La Dernière Heure s'est procuré un rapport, signé de la main du premier commissaire de la zone de police Midi, relatant un incident entre Jean Spinette et des agents de police de la brigade Uneus. Nous sommes en avril 2020. Les policiers, alors en intervention au square Jacques Franck, ont vu débouler une agente de la prévention de Saint-Gilles et celui qui, à l'époque, était échevin de la Prévention. Jean Spinette a sermonné les forces de l'ordre devant les jeunes avec qui ils étaient en train de parler pour leur demander de respecter la distanciation sociale (nous étions alors en pleine période covid). Dans le rapport, destiné au bourgmestre Charles Picqué, on peut lire que Jean Spinette a déclaré à une commissaire de police "qu'elle n'intervient que dans le bas de Saint-Gilles, qu'elle n'ose pas intervenir auprès des bobos du haut, qu'elle n'a aucune connaissance de l'espace dans lequel les jeunes du square évoluent et que le square était leur jardin dans lequel la police n'avait rien à faire."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...