"Monsieur De Croo faisait de la diplomatie souterraine contre la loi sur la restauration de la nature", déplore Alain Maron (Ecolo)
Alain Maron, ministre de l'Environnement sortant pour la Région bruxelloise (Ecolo), était l'invité de Maxime Binet sur LN24 ce lundi 24 juin 2024.
- Publié le 24-06-2024 à 09h15
Ce lundi matin, c'était Alain Maron, ministre de l'Environnement sortant pour la Région bruxelloise (Ecolo), qui était l'invité de Maxime Binet dans le Café sans Filtre, diffusé sur LN24.
Dette bruxelloise
Maxime Binet et son invité sont tout d'abord revenus sur les propos de David Leisterh concernant le "manque de sérieux budgétaire" de la Région bruxelloise lors de la précédente législature. Pour Alain Maron, David Leisterh a oublié de préciser que des stratégies d'économies budgétaires avaient été mises en place depuis deux ans. Il précise que le triplement de la dette peut notamment s'expliquer par les multiples crises vécues ces dernières années, ainsi que par les investissements pris sur le long terme au niveau des logements et de la mobilité.
"La situation actuelle est tenable, mais on ne peut pas laisser continuer la dette", constate le ministre sortant. Il indique qu'il faut prendre des mesures rapidement. Cependant, contrairement à la promesse faite par David Leisterh, le changement ne se fera pas dans les 100 jours. "Je ne suis pas sûr qu'en 100 jours, il va réussir à former un gouvernement", tacle-t-il. "Il est temps que les personnes appelées à former ce gouvernement commencent à travailler." Il déplore que la campagne électorale communale, par le biais des "mots d'oiseaux" que se lancent le MR et le PS, prenne le dessus sur la formation du gouvernement. Il rappelle que la Région bruxelloise a toujours eu un gouvernement pour le 21 juillet. Selon lui, vu les résultats des élections, la "première destinée" d'Ecolo est l'opposition.
Restauration de la nature
Le Conseil de l'Union européenne a approuvé le projet de règlement européen sur la restauration des écosystèmes dégradés, aussi appelée "loi de restauration de la nature", lundi dernier. La loi sera signée définitivement ce lundi. "La situation est grave, on perd de la diversité", explique le ministre de l'Environnement sortant. "Nous allons avoir deux ans (...) pour établir un programme de restauration de 20% de l'espace naturel", précise-t-il.
Les futurs gouvernements vont-ils respecter ces délais ? "C'est une loi qui va s'imposer à tous les États", commence-t-il. "Nous avons peur d'une pause environnementale. On a vu que les libéraux s'opposaient à cette loi de la restauration de la nature."
"Il y a eu des pressions de David Clarinval et Alexander De Croo", poursuit-il. "Nous avons été confrontés au fait que Monsieur De Croo faisait de la diplomatie souterraine contre sa propre présidence sur la loi de la restauration de la nature."

