Diffusion de l'investiture de Trump: la ministre Galant attend des explications de la RTBF

La ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles, Jacqueline Galant (MR), a annoncé son intention "d'interpeller" la RTBF après sa décision de différer de deux minutes la retransmission de l'investiture du nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, lundi.

 "Je regrette évidemment l’annulation du BW Open", a affirmé la ministre des Sports Jacqueline Galant.
Diffusion de l'investiture de Trump: la ministre Galant attend des explications de la RTBF ©ÉdA Mathieu Golinvaux 

"Je ne vous cache pas que j'ai été étonnée de (cette) décision de la RTBF", a indiqué mercredi Mme Jacqueline Galant, interrogée en séance plénière du Parlement par les députées Sabine Roberty (PS) et Diana Nikolic (MR).

"Sans remettre nullement en cause le principe du cordon sanitaire, je m'interroge sur l'efficacité de cette décision dans la mesure où cette retransmission était accessible sur tout un ensemble d'autres médias francophones", a ajouté la ministre.

Sur cette base, Mme Galant a annoncé mercredi sa volonté d'interpeller la RTBF pour connaître "la méthodologie" ainsi que les "arguments juridiques" sur lesquels la radio-télévision publique s'était appuyée pour prendre cette décision.

Georges-Louis Bouchez très critique envers la RTBF suite à l'investiture de Trump : "Des petits chefs de la pensée"

Le choix de la RTBF de différer de deux minutes la retransmission de la prestation de serment de Donald Trump avait suscité mardi la réaction outrée du président du MR, Georges-Louis Bouchez.

"La direction de l'information de la RTBF n'est pas le Ministère de la censure et de la propagande", avait-il attaqué sur X (ex-Twitter). De son côté, la RTBF avait justifié sa décision au nom du cordon sanitaire médiatique envers des propos potentiellement extrémistes.

Dans sa réplique, la députée Nikolic a tenu à rappeler que l'élection de Donald Trump s'était faite de manière démocratique et que le milliardaire était le candidat d'un "parti encore démocratique au moment où nous nous parlons".

Ces propos ont provoqué plusieurs réactions indignées sur les bancs de l'opposition de gauche.

Mme Roberty a plaidé de son côté pour la défense de la liberté éditoriale de la radio-télévision publique.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...