Mathieu Bihet (MR), un électron libre en charge de l'Énergie
Le Liégeois obtient le maroquin de l'Énergie au sein du gouvernement fédéral. À la Chambre, son strapontin de député échoit à Victoria Vandeberg, bourgmestre de Jalhay.

- Publié le 03-02-2025 à 15h27
- Mis à jour le 04-02-2025 à 12h24

Un ambitieux. Un jeune loup. Les qualificatifs s'amoncellent pour décrire le nouveau ministre fédéral de l'Énergie. À seulement 33 ans, l'étoile montante du MR confirme une ascension supersonique. Le second Liégeois (avec Vanessa Matz) de la coalition Arizona a gravi les échelons des bleus à toute allure. Un temps attiré par le journalisme, il s'inscrit finalement en fac de droit. L'apprenti avocat rentre alors comme juriste au sein du Mouvement Réformateur. Sa carrière politique ? Elle débute, par hasard, en 2011 à la suite de la démission d'un conseiller de l'action sociale du CPAS de Neupré. Un an plus tard, à 21 ans, il se voit propulsé au conseil communal.
Depuis les hauteurs verdoyantes de la commune la plus riche de la Province de Liège, le libéral ne passe pas inaperçu. Rigolard, ultra-connecté, instinctif mais aussi intransigeant. Une recette qui semble fonctionner puisque début 2015, il succède à Lora Nivesse à la tête des Jeunes MR. Il se fait vite remarquer pour ses positions en rupture avec la vieille garde, en soutenant notamment la légalisation du cannabis.

En 2017, il s'empare pour la première fois de fonctions scabinales sur ses terres neupréennes. Non sans renvoyer manu militari le CDH dans l'opposition. L'étape suivante ? La Chambre, où il supplée, en pleine pandémie, le Calidifontain Daniel Bacquelaine, devenu ministre, avant de remplacer Kattrin Jadin, qui s'envole vers la Cour constitutionnelle en 2022. Rebelote à l'été dernier : il hérite du siège du ténor Pierre-Yves Jeholet, en charge de l'Economie wallonne.
Vigoureux défenseur du nucléaire, il se montre (hyper)actif sur les dossiers "énergie", n'hésitant pas à tacler sévèrement la ministre sortante, Tinne Van der Straeten (Groen). Un choix payant puisque le patron des bleus, Georges-Louis Bouchez, vient de lui confier le portefeuille de ses rêves.