Les Maingain père et fils créent "lib.res", leur nouveau parti politique
Ils avaient claqué la porte de Défi l'un après l'autre. Ils se défendent de vouloir relancer le FDF.


- Publié le 24-04-2025 à 19h04
- Mis à jour le 24-04-2025 à 19h15

Pas moins de 13 partis sont représentés au sein du Parlement bruxellois. Pour peu qu'il reste encore un espace politique non exploité, les Maingain père et fils espèrent le saisir pour ensuite grandir. Le 20 décembre, Olivier Maingain (le père) claquait la porte de Défi, le parti qu'il a présidé pendant 24 ans, et faisait savoir qu'il lancerait une nouvelle formation politique. C'est chose faite. Son nom : "lib.res", pour "libres et responsables". L'annonce a été faite jeudi après-midi dans un café de la place de… la Liberté, à Bruxelles.
Pour l'instant, le seul nom un peu ronflant qui l'accompagne dans cette aventure est celui de Fabian Maingain (le fils), député bruxellois qui a quitté Défi il y a quelques jours. Olivier Maingain embarque également avec lui à peu près toute l'ancienne section locale de Défi à Woluwe Saint-Lambert, la commune dont il est le bourgmestre, notamment les échevins Delphine de Valkeneer et Eric Bott. Ou encore Marc Cools, un ancien échevin MR d'Uccle, et Brice Kotsifakos Vandenbroucke, conseiller communal à Juprelle (province de Liège). Mais, promet-il, "j'ai reçu plusieurs centaines de messages qui m'ont dit : 'ça correspond à une attente', un parti qui aura un message clair, cohérent".
"Lib. res" s'appuie sur "deux fondamentaux" : la liberté et la responsabilité, a dit Olivier Maingain. Selon lui, sa formation s'adresse tant aux fédéralistes francophones qu'aux humanistes, aux libéraux ou aux "écologistes pragmatiques". Comprenez qu'il espère séduire les déçus – dans l'ordre – de Défi, des Engagés, du MR et d'Écolo.
La vassalisation de Bruxelles
La charte fondatrice du parti, présentée jeudi, contient un certain nombre de propositions : l'introduction du référendum décisionnel, l'élection directe des bourgmestres, l'impartialité et la laïcité de l'État. En matière fiscale, il est notamment question d'une réduction à 20 % de l'impôt des sociétés (Isoc) avec un taux préférentiel à 15 % pour les premiers 250 000 euros de bénéfice, afin d'aider les PME.
Ceux qui croient que je suis en train de refaire le FDF se trompent.
Le parti est aussi opposé à la fusion des zones de police ou des CPAS bruxellois. Il entend lutter contre les nationalismes. "Ne vous laissez pas impressionner par celles et ceux qui veulent entrer dans une logique de soumission, a exhorté Olivier Maingain. Je suis opposé au nationalisme flamand, mais ce que nous devons faire, c'est être meilleur par nous-mêmes."
"Ceux qui croient que je suis en train de refaire le FDF (ancien nom de Défi, NdlR) se trompent", a-t-il précisé. La défense de Bruxelles fera toutefois bien partie de l'ADN du parti. "M. De Wever (Premier ministre, N-VA) et M. Bouchez (président du MR) s'entendent pour cogérer Bruxelles… Et ils ont conduit Bruxelles dans l'impasse. Que [Georges-Louis Bouchez] ne cherche pas à vassaliser Bruxelles. Nous ferons reculer ceux qui veulent vassaliser Bruxelles."
Un congrès fondateur est annoncé pour la rentrée, en septembre-octobre, a encore indiqué M. Maingain. L'objectif est de déposer des listes partout lors des prochaines élections.
