"Un bon timing n'est pas un luxe superflu" : les 124 députés du Parlement flamand vont être touchés par un changement ce premier octobre
Sa présidente, Freya Van den Bossche, a préparé un arsenal de règles censées le permettre.

- Publié le 01-10-2025 à 09h46
Freya Van den Bossche (Vooruit), la présidente du Parlement flamand, veut en finir avec l'image "un peu poussiéreuse voire ennuyeuse" du Parlement flamand qu'elle préside. Concrètement, la Gantoise souhaite revitaliser les débats en séance plénière.
Pour ce faire, elle a demandé à ses services de rédiger un nouveau règlement qui entrera en vigueur ce premier octobre. Quels sont les changements auxquels peuvent s'attendre les 124 députés (dont 9 membres de l'Exécutif) se rendant dans l'hémicycle de la rue de Louvain ?
L'actualité d'abord
En premier lieu, précise De Standaard, les sujets d'actualité passeront avant les autres. La présidente argue que c'est en début de séance qu'un(e) député(e) doit sortir l'artillerie lourde liée à l'actualité "chaude" du moment.
Deuxièmement, le nouveau règlement prévoit de limiter les interventions à maximum cinq interventions par parti pour éviter les séances trop longues.
Sur la forme aussi, la socialiste a ses exigences. Elle veut en finir avec ces interminables discours prémâchés et ânonnés par les élus, confortablement assis sur leur strapontin. Freya Van den Bossche s'est inspirée de l'exemple hollandais. Dorénavant, les ordinateurs portables resteront sur le banc, et les députés seront priés de se déplacer vers la tribune pour y prendre la parole debout, sans lire un texte préparé à l'avance par leurs collaborateurs.
Un bon accueil
Sur le principe, les réactions des chefs de groupes sont positives.
Egbert Lachaert, chef de groupe des libéraux flamands, se félicite du fait que le débat soit ainsi remis au centre des travaux des parlementaires. Peter Van Rompuy (CD & V) estime quant à lui que la séance plénière constitue la grand-messe de la semaine parlementaire. "Un bon timing n'est pas un luxe superflu", a-t-il ajouté. Le parti ouvrier PVDA juge qu'il était temps de se débarrasser du "carrousel ministériel" hebdomadaire, peu productif.
Quant au député Maurits Vande Reyde (anciennement Open VLD), il s'estime lésé jugeant que les groupes sont largement privilégiés dans ce système. Siégeant comme indépendant, son droit à l'intervention se limite à… une seule prise de parole.
