"Il faut trouver 10 milliards d'euros au moins d'ici 2030" : Bart De Wever propose un saut d'index
Pour atteindre son objectif de 10 milliards d'euros d'économies d'ici 2030, le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a proposé un saut d'index, une piste qui divise au sein de la coalition. Les socialistes flamands, notamment Conner Rousseau, plaident pour d'autres mesures pour protéger le pouvoir d'achat des citoyens.

- Publié le 08-10-2025 à 10h35
Dans sa recherche de "10 milliards d'euros" à économiser d'ici 2030, le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a demandé à ses partenaires de coalition s'ils étaient prêts à décider d'un saut d'index. Les socialistes flamands ne sont en tout cas pas enthousiastes. A 10h00 ce mercredi matin, un kern se rassemble autour du budget.
Mardi, lors de sa "leçon inaugurale" à l'université de Gand, le Premier ministre avait levé un coin du voile sur l'effort budgétaire à réaliser, parlant de 10 milliards d'euros à trouver d'ici 2030, "au moins". Ce mercredi, les principaux ministres du gouvernement se réunissent en kern à 10h, après des bilatérales entre Bart De Wever et les vice-Premiers ces derniers jours. Het Laatste Nieuws indique que le Premier ministre a suggéré au cours de ces échanges un saut d'index, une piste qui ne fait pas l'unanimité, certainement du côté du CD&V et de Vooruit.
Conner Rousseau, président des socialistes flamands, réagit d'ores et déjà, faisant savoir qu'il y a "d'autres manières d'améliorer le budget". L'indexation "protège le pouvoir d'achat des citoyens (...) Cela fait la différence, pour ceux qui ont déjà du mal à payer leurs factures. Prendre ses responsabilités, cela veut dire répartir équitablement les efforts", indique-t-il mercredi à Belga.
Invité le même jour en matinée sur le plateau de La Première (RTBF), le vice-Premier MR David Clarinval a quant à lui indiqué que l'objectif d'économie (10 milliards comme le dit De Wever? 20 milliards comme le suggérait le MR?) "est encore en discussion". "Nous voulons respecter les objectifs européens, sans casser la croissance du pays", résume-t-il. Le MR "propose un mix, avec des dépenses en moins et une stratégie de croissance en parallèle". Pour la réduction de dépenses, il tourne son regard vers des "dérapages assez importants au niveau de la sécurité sociale", notamment des dépenses pour des "faux" malades de longue durée. Quant à la stratégie de croissance, il s'agit par exemple d'"anticiper la réforme fiscale pour donner plus de pouvoir d'achat", diminuer les cotisations sociales, et "avoir une norme énergétique plus ambitieuse, donc diminuer les coûts de l'électricité pour les entreprises énergivores".
