Vœux du MR à Liège: 300 manifestants "antifascistes" défilent dans les rues et défient la police (photos)
Ils ont marché en direction du Palais des Congrès avant de mettre le feu à un épouvantail représentant Georges-Louis Bouchez.

- Publié le 07-01-2026 à 21h13
Malgré le froid tenace et un dispositif policier bien en place, ils étaient un peu plus de 300 ce mercredi, à avoir répondu à l'appel du Front antifasciste de Liège… Sur le coup de 18 h en effet, en "réponse" à la (nouvelle) venue du président du MR Georges-Louis Bouchez, ils se sont réunis non loin du Perron de la place du Marché à Liège ; et non loin de l'hôtel de ville où, précisément, le dernier cortège "anti-MR" avait dérapé fin novembre.
Cette fois, point de dérapage mais une marche symboliquement effectuée en sens inverse, en direction du Palais des Congrès de Liège, là où une fois encore le président du MR était donc attendu. C'est ici que le parti libéral faisait étape, comme chaque année, pour célébrer ses bons vœux. Et c'est bien ce que dénonçaient les militants antifascistes, défendant l'image et l'intégrité de Liège face à la percée des discours qualifiés "d'extrême droite".
"Malgré la météo et les examens, notre mouvement est plutôt dans une phase ascendante", se réjouissait en tête de cortège un des organisateurs. "Notre message est en effet clair, si Georges-Louis Bouchez vient dix fois, nous serons là les dix fois".
Face à face avec la police
Au vu des débordements passés, lors de la venue du président libéral à l'Université de Liège en septembre dernier tout d'abord puis en marge de la conférence donnée fin novembre en compagnie de la ministre de l'Enseignement Valérie Glatigny, la police avait une nouvelle fois "balisé" la zone. Impossible de traverser le pont Albert et d'emprunter les voies entourant le parc de la Boverie ni même de s'approcher du Palais des Congrès.
Dans le calme mais en scandant des slogans anti-MR (et anti-GLB), les 300 manifestants ont donc emprunté la place Saint-Lambert puis les boulevards pour se rendre précisément face aux policiers qui dressaient en travers du pont Albert 1er.

Et c'est après avoir scandé à maintes reprises "À bas, l'État, les flics et les fachos", que les militants antifascistes se sont finalement regroupés au pied de la statue d'Albert 1er, avant de mettre le feu à un épouvantail aux traits de Georges-Louis Bouchez… le tout non loin du monument national à la Résistance, un symbole volontairement recherché par ceux qui dénonçaient en cœur ce mercredi "les dérives d'un État policier" : "Politiques trumpistes, discours de haine sociale ou raciste, et rupture répétée du cordon sanitaire : Bouchez représente aujourd'hui le meilleur allié des néofascistes flamands comme wallons. Il élève un tremplin inédit pour l'extrême-droite et nous refusons de le laisser faire".
Et le front antifasciste de déplorer encore ce mercredi "le rôle que joue le bourgmestre et l'absence d'opposition sur tous les votes du conseil communal. C'est donc à nous d'investir nos rues, nos quartiers, notre ville contre la fuite en avant d'extrême-droite du MR et contre la passivité politicienne à Liège. Nous voulons envoyer un signal fort, rappeler que Liège est une ville antifasciste et qu'elle défend le cordon sanitaire avec ou sans le soutien des autorités".



