Bart De Wever appelle l'Europe à s'unir face aux États-Unis : "Nous ne sommes pas des esclaves"

Bart De Wever a alerté la Chambre sur la nécessité d'une Europe forte et unie, alors qu'un sommet européen d'urgence se tient pour répondre à la crise autour du Groenland et aux tensions avec les États-Unis.

Prime Minister Bart De Wever pictured during a plenary session of the Chamber at the federal parliament, in Brussels, Thursday 22 January 2026. BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Bart De Wever a alerté la Chambre sur la nécessité d’une Europe forte et unie, alors qu’un sommet européen d’urgence se tient pour répondre à la crise autour du Groenland et aux tensions avec les États-Unis. ©Belgaimage

"Les États-Unis sont les plus forts mais nos dignités ne sont pas à vendre, nous ne sommes pas des esclaves", a lancé jeudi le Premier ministre Bart De Wever à la Chambre, à quelques heures d'un sommet européen convoqué en urgence pour répondre à la crise autour du Groenland et des velléités du président américain.

Le chef du gouvernement fédéral a participé ces derniers jours au Forum économique mondial de Davos où Donald Trump a soufflé le froid et puis le chaud sur le sort de l'île arctique, et sidéré ses partenaires occidentaux. "Nous avons échappé à une véritable catastrophe", a reconnu M. De Wever qui tire plusieurs leçons de ces péripéties, à commencer par la nécessité d'une Europe plus forte. "Nous, Européens, devons être prêts à affronter des épisodes de tempête et à résister seuls".

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À ses yeux, l'Europe doit surmonter ses lenteurs, mettre sur pied une union des capitaux, permettre des coopérations renforcées et construire sa Défense. "Même si ce n'est pas pour demain, il faut accélérer", a-t-il ajouté. Et d'avancer la nécessité d'alliances avec d'autres pays comme la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie mais aussi l'Inde et l'Amérique du Sud.

"Garder la tête froide et serrer les rangs. Répondre sur le même ton ne sert à rien. Les Européens doivent se montrer unis, cohérents et se montrer forts", a résumé pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

"Ne nous laissons pas bercer par l'accalmie apparente. La pression retombe aujourd'hui mais il ne faut pas exclure qu'elle revienne demain", a-t-il ajouté.

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Ces derniers jours, des voix européennes se sont élevées pour demander la préparation du mécanisme "anti-coercition" de l'UE face aux menaces américaines, appelé aussi "bazooka". Aucun des deux ministres belges n'a évoqué une telle éventualité. "L'enjeu n'est pas de réagir à chaque soubresaut mais regarder en face notre propre responsabilité et préparer notre propre palette de réactions", a souligné M. Prévot.

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