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Le mariage à l'étranger, la nouvelle manière de contourner la lutte contre les mariages blancs

Sarah Freres
Le mariage à l'étranger, la nouvelle manière de contourner la lutte contre les mariages blancs

Le nombre d'enquêtes menées par l'Office des étrangers pour relations de complaisance est en baisse. Deux facteurs l'expliquent : les mariages à l'étranger et la diminution des demandes de regroupement familial.

Chaque année, l'Office des étrangers (OE) mène environ 10 000 enquêtes pour relations de complaisance (voir infographie). Intimement liées au regroupement familial - que différents partis aimeraient voir durcir -, ces enquêtes sont de moins en moins nombreuses. Globalement, entre 2014 et 2018, les investigations pour les mariages prévus en Belgique ont diminué de 20 % et celles sur les cohabitations légales de 23 %. Pour ce qui concerne les mariages conclus à l'étranger, leur nombre a baissé de 35 %. Durant cette période, la proportion d'enquêtes impliquant des ressortissants marocains - de loin la première nationalité concernée, notamment en raison de la taille de cette communauté - est restée inchangée. L'OE note également que les Marocains ou les personnes d'origine marocaine sont les plus nombreux parmi les étrangers ne disposant pas d'un titre de séjour illimité et désireux d'en obtenir un par le biais d'un mariage ou d'une cohabitation légale.

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