"Une situation qui n'est pas du tout similaire à celle de Londres": à quoi doit-on s'attendre en Belgique quant au variant britannique ?
La souche britannique du coronavirus est bien présente en Belgique. En Flandre, elle a frappé une maison de repos de plein fouet et contraint deux écoles à fermer leurs portes.
- Publié le 18-01-2021 à 11h41
- Mis à jour le 18-01-2021 à 13h31

Deux tiers des résidents d'une maison de repos de Merkem, en Flandre occidentale, ont été contaminés par le variant britannique. Dans la province d'Anvers, une école primaire d'Edegem ainsi qu'un autre établissement de Kontich n'ont pas pu ouvrir ce lundi suite à la découverte d'une infection à ce même variant.
Et comme cette souche du virus est beaucoup plus contagieuse que celle majoritairement répandue en Belgique, il faut s'attendre à ce qu'elle entraîne la fermeture temporaire d'autres établissements, dont des écoles ou entreprises.
Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral, estime que ce virus circule déjà trop en Belgique. "Contrer un variant qui s'adapte mieux que le précédent, c'est impossible. Mais on peut ralentir son expansion au maximum. Il faut s'attendre à ce que cette nouvelle souche, qui a un rayonnement supérieur, prenne la place de l'autre. Etant donné que ce variant peut contaminer plus de personnes, il va prendre une place de plus en plus grande. Ce que nous devons faire, c'est le contrer via des mesures plus strictes comme le respect de la quarantaine ou le testing. C'est comme ça qu'on arrivera à battre cet ennemi."
La population belge risque donc d'être de plus en plus confrontée à ce nouveau type de virus. Ce dernier risque bien de provoquer une augmentation des cas sur notre territoire, qui pourrait entraîner une troisième vague. "Elle arrivera plus ou moins vite. Il n'y a pas que la souche britannique du virus qui nous concerne. Il y a tout un paquet de variants. Nous devons maintenant reprendre les chiffres et analyser l'expansion du virus pour voir où il en est chez nous. Et, si besoin, nous prendrons de nouvelles mesures", poursuit Yves Van Laethem.
Alors que de nouvelles règles feront l'objet de discussions durant cette semaine, l'infectiologue estime qu'il faudra prendre les bonnes décisions "Les différentes structures responsables vont se pencher sur la question. Il faut faire le bilan de tout cet ensemble de variants et penser à des mesures adéquates, même si elles doivent entrer en vigueur plus tard. Il faut à tout prix qu'on empêche l'ennemi de rentrer chez nous", estime le porte-parole interfédéral. Se dirige-t-on vers la fermeture des frontières ou des commerces non-essentiels ? "Il n'y aura pas de mesures strictes comme en mars. Actuellement, ce n'est pas à l'ordre du jour. L'impact du variant britannique ne se fait pas ressentir chez nous au point qu'il faille fermer les commerces non-essentiels ou les frontières. La Belgique est loin de connaître une situation similaire à celle de Londres", conclut Yves Van Laethem.
Les experts de la santé suivent donc de près la propagation de cette nouvelle souche du virus sur notre territoire mais ne disposent pas encore de chiffres suffisants que pour déterminer des tendances et avancer de nouvelles mesures de confinement.
