En quoi consiste le certificat sanitaire européen? Un document qui facilite le voyage, pas un passeport
Le certificat européen numérique sera réalité dès le 1er juillet. Il doit faciliter les voyages dans l'Union européenne pour les personnes vaccinées, testées ou immunisées.
- Publié le 21-05-2021 à 21h32
- Mis à jour le 24-05-2021 à 15h44

Le certificat numérique Covid européen est conçu pour faciliter les voyages dans l'Union et éviter à son détenteur d'effectuer une quarantaine sur son lieu de vacances, par exemple. Mais ce n'est pas un passeport requis pour voyager. Disponibles gratuitement en version numérique ou en format papier, les certificats seront émis par les autorités nationales, mais les informations contenues dans un QR code seront lisibles et reconnues dans les autres États membres. La Belgique pourrait donc y ajouter des spécificités qui seront discutées dès la semaine prochaine lors de différentes commissions.
Le document délivrera trois types d'attestation. Il témoignera que son porteur est vacciné contre le Covid-19. Chaque capitale a le choix de ne reconnaître que les vaccins approuvés par l'Agence européenne du médicament (Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson&Johnson) ou d'en accepter d'autres, comme le chinois Sinopharm ou le russe Sputnik. Un pays peut aussi décider qu'une dose suffit pour être considéré comme vacciné - les visiteurs devront être traités comme les nationaux. Pour ne pas discriminer les personnes qui n'auront pas encore été vaccinées ou ne veulent pas l'être, le certificat servira aussi à montrer que son détenteur a effectué un test négatif PCR dans les 48 à 72 heures (au choix des États) ou un test antigénique rapide, dans les 24 heures. Le pass pourra aussi indiquer que son porteur est immunisé après avoir contracté la maladie, ce qui doit être démontré par un test PCR positif datant de onze jours à six mois - la validité des tests sérologiques est en cours d'évaluation.
Si la situation épidémiologique l'exige, un pays pourra décréter des mesures "proportionnées" de restrictions de voyage supplémentaires (comme une quarantaine) pour un détenteur du certificat. Ces mesures devront être justifiées par des preuves scientifiques , y compris les données épidémiologiques publiées par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. La portée, la durée et la justification de ces mesures par la situation épidémiologique, devront être notifiées 48 heures à l'avance à la Commission et aux autres États membres.
Le système devrait être opérationnel le 1er juillet. La Belgique promet une phase test dès le mois de juin. "Le seul bémol est que chaque pays dispose d'une "phase d'acclimatation" jusqu'au 15 août", pointe Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l'Upav, l'Union professionnelle des agents de voyages. "Au niveau belge, sès le mois de juin, les certificats de vaccination seront communs d'une région à l'autre, ce qui n'est pas encore le cas. Un document officiel permettra aussi de prouver son immunité en cas d'infection récente."