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En matière de traite et trafic d'êtres humains, les services belges sont en souffrance: "Certaines enquêtes sont reportées faute de moyens"

La Belgique faisait auparavant figure de pionnière. Mais les services sont désormais en souffrance.

Tom Guillaume
Arriver en Belgique depuis le nord de la France: rien de plus simple. Il existe notamment une navette de bus entre Dunkerque et La Panne. Une fois arrivés, les migrants prennent la direction de Furnes (en train et à pied), ou de Zeebruges (grâce au tram de la Côte). Objectif: grimper dans des camions stationnés dans ces deux villes et rejoindre l'Angleterre, cachés dans le chargement, grâce à des passeurs grassement rémunérés. Après s'être assurés de bien être en Belgique, des migrants rencontrés dans ce tram nous le confirment: "On vient d'Iran, d'Irak, de Syrie et d'Afghanistan. Nous on va à Zeebruges. On veut aller en Angleterre. Y'a des camions qui y vont. On a déjà essayé de rejoindre l'Angleterre, mais c'est la première fois qu'on essaie par ici." A la gare de La Panne.
© Bernard Demoulin

La découverte en octobre 2019 de 39 migrants dans un camion réfrigéré dans le comté de l'Essex au Royaume-Uni avait, une fois encore, remis au-devant de l'actualité les drames qui se jouent entre les deux côtés de la Manche.

Rapidement, il a été établi que le poids lourd avait quitté Zeebruges, soulignant par là même un constat bien connu : la Belgique est bel et bien une plaque tournante en matière de traite et de trafic d'êtres humains. Avec toutefois une nuance. Dans le cadre du trafic d'êtres humains, la Belgique est principalement un pays de transit (vers le Royaume-Uni). Elle est en revanche un pays de transit et de destination pour la traite d'êtres humains.

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