En matière de traite et trafic d'êtres humains, les services belges sont en souffrance: "Certaines enquêtes sont reportées faute de moyens"

La Belgique faisait auparavant figure de pionnière. Mais les services sont désormais en souffrance.

Guillaume Tom
Arriver en Belgique depuis le nord de la France: rien de plus simple. Il existe notamment une navette de bus entre Dunkerque et La Panne. Une fois arrivés, les migrants prennent la direction de Furnes (en train et à pied), ou de Zeebruges (grâce au tram de la Côte). Objectif: grimper dans des camions stationnés dans ces deux villes et rejoindre l'Angleterre, cachés dans le chargement, grâce à des passeurs grassement rémunérés. Après s'être assurés de bien être en Belgique, des migrants rencontrés dans ce tram nous le confirment: "On vient d'Iran, d'Irak, de Syrie et d'Afghanistan. Nous on va à Zeebruges. On veut aller en Angleterre. Y'a des camions qui y vont. On a déjà essayé de rejoindre l'Angleterre, mais c'est la première fois qu'on essaie par ici." A la gare de La Panne.
©© Bernard Demoulin
La découverte en octobre 2019 de 39 migrants dans un camion réfrigéré dans le comté de l’Essex au Royaume-Uni...

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