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L'avenir de l'Église en Belgique est une formidable inconnue: "Nous ne sommes jamais à l'abri d'une surprise"

Que reste-t-il du catholicisme en Belgique ? Dans quelle Église le Pape François mettra-t-il les pieds lors de son voyage de la semaine prochaine ? Les chiffres sont en baisse, l'institution paraît fatiguée, et les crimes de pédophilie commis en son sein ont profondément blessé la société. Pour autant, la réalité n'est pas sans paradoxes et quelques lieux vivants laissent peut-être entrevoir l'Église de demain.

New archbishop Luc Terlinden (center L) pictured during the episcopal consecration of Terlinden as new archbishop of Mechelen-Brussels (Mechelen-Brussel - Malines-Bruxelles) to succeed to De Kesel Sunday 03 September 2023. The episcopal consecration and taking possession of the archidiocesan seat take place in the St Rombouts cathedral in Mechelen.
(photo by Jonas Roosens / Pool / Photo News)
L'archevêque de Malines-Bruxelles, Luc Terlinden, au centre, lors de son ordination épiscopale en septembre 2023.

Le bilan comptable n'est pas glorieux. Chaque année, l'Église catholique en Belgique publie un rapport chiffré de ses activités. Et si l'on compare les dernières données, celles de 2022, et les plus anciennes, de 2016, les tendances sont toutes à la baisse.

En 2022, 173 000 personnes ont été recensées à la messe du troisième dimanche d'octobre. Ils étaient 286 000 en 2016. En 2022 toujours, l'Église pouvait se reposer sur un joli peloton de 114 000 bénévoles, pour 163 000 six ans plus tôt. Si l'on regarde les mêmes années, le nombre global de prêtres est passé de 4 979 à 3 582, le nombre de paroisses de 3 846 à 3 613, et celui des funérailles catholiques de 48 407 (en 2017) à 41 900 cinq ans plus tard. Finalement, seul le pourcentage de Belges se considérant catholique est resté stable : 50 %.

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