Unia ne se porte pas partie civile contre l'écrivain Herman Brusselmans

Le centre pour l'égalité des chances Unia a décidé de ne pas se porter partie civile en fin de compte contre l'écrivain Herman Brusselmans pour une chronique publiée dans le magazine Humo, rapporte De Morgen lundi.

Writer Herman Brusselmans pictured in marge of the appearance of author Herman Brusselmans in front of Gent Correctional Court, Tuesday 05 November 2024. The Belgian author was summoned by the Jewish Information and Documentation Center (JID) as a result of his column in the weekly Humo. The summons is issued outside the public prosecutor's office, but the public prosecutor will take a position on it before the correctional court. BELGA PHOTO JAMES ARTHUR GEKIERE
Herman Brusselmans ©James Arthur Photography

Celui-ci doit comparaitre mardi devant la chambre du conseil de Gand qui décidera si l'auteur doit comparaître devant un tribunal correctionnel et pour quelles préventions.

Le 6 août dernier, M. Brusselmans écrivait dans Humo que la vue des images d'un enfant palestinien, hurlant en apercevant sa mère ensevelie sous des décombres à Gaza, lui avait donné envie d'"enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque juif (qu'il) rencontre". Des lignes qui avaient suscité un choc auprès de plusieurs organisations, dont certaines - le Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), le Forum der Joodse Organisaties, l'Institut Jonathas et le Centre communautaire laïc juif (CCLJ) - ont déposé plainte avec constitution de partie civile le 17 octobre. Le centre pour l'égalité des chances Unia a également déposé une plainte de son côté, estimant que la chronique de l'écrivain violerait la loi antiracisme et inciterait à la haine ou à la violence envers les personnes juives.

Mais entre temps, Unia a décidé de ne pas se porter partie civile en fin de compte. "Il est important que le parquet enquête et que M. Brusselmans puisse se défendre, mais il ressort de ses auditions qu'il ne semble pas avoir agi avec une intention malveillante", a expliqué la porte-parole d'Unia Carole Poncin à De Morgen. "Nous avons conclu qu'il n'y avait pas de motifs juridiques suffisants pour nous porter partie civile. La chronique contient certes des images violentes et antisémites, mais la constitution protège amplement la satire et la presse".

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