Des étudiants en médecine prêts à suspendre leurs gardes après la fin de leur rémunération : "Un mépris flagrant"
Après la décision de l'Hôpital universitaire de Bruxelles de ne plus rémunérer les gardes des étudiants en médecine, une large majorité d'entre eux se dit prête à suspendre sa participation.

- Publié le 11-04-2026 à 21h19
- Mis à jour le 11-04-2026 à 21h25

Après la décision "unilatérale" de l'Hôpital universitaire de Bruxelles (HUB) de ne plus rémunérer les gardes prestées par les étudiants au sein de son réseau, 93% des étudiants en médecine se sont prononcées en faveur d'un mouvement de suspension de la présence des internes durant les gardes au HUB, indiquent samedi soir dans un communiqué commun le Comité Inter-Universitaire des Étudiants en Médecine (CIUM), le Bureau des Étudiants Administrateurs (BEA), l'Organisation Représentative des Étudiants (ORE) et la Fédération des Étudiants Francophones (FEF).
Environ 300 étudiants issus des facultés de médecine de l'ULB et de l'UMons sont de garde tous les mois au sein des trois établissements de l'HUB (l'Institut Jules Bordet, l'hôpital Erasme et l'hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola). Jusqu'ici, ces gardes faisaient l'objet d'un défraiement couvrant les frais de mobilité pour s'y rendre. Mais depuis le mars, ces gardes ne sont plus rémunérées.
"Exiger des étudiants qu'ils assurent un tel volume de gardes -gratuitement- constitue, aux yeux des organisations signataires, une injustice organisationnelle inacceptable, un flagrant mépris, et un profond irrespect du travail de ces futurs médecin", peut-on lire dans le communiqué.
Les organisations étudiantes ont dès lors décidé de déposer un préavis de grève. Une assemblée générale se tiendra lundi 13 avril "afin de voter officiellement les positions du mouvement étudiant et de planifier les modalités d'action concertée".
Pour autant, les organisations estudiantines restent "demandeuses d'un dialogue constructif, responsable et respectueux de leur travail qui demeure essentiel dans une chaine de collaborations entre les différents soignants". Bien que des demandes de rencontres aient été adressées aux directions de l'HUB et de l'ULB, "aucun contact n'a été établi", soulignent les associations dans leur communiqué conjoint.
