Jean-Baptiste Andrea remporte le prix Goncourt pour "Veiller sur elle": voici notre critique

À Pietra d'Alba, dans l'Italie de la première moitié du XXe siècle, Mimo et Viola prêtent serment. A la vie, à la mort. Voici notre critique du livre "Veiller sur elle" de Jean-Baptiste Andrea, qui a remporté le prix Goncourt ce mardi 7 novembre.

Jean-Baptiste Andrea.
Jean-Baptiste Andrea. ©DR

Le jour où elle se rend compte qu'elle est enceinte, ayant senti son ventre tressaillir alors que son mari était en train de façonner une pierre, la mère du narrateur prédit : "Il sera sculpteur". Histoire de creuser un peu plus le sillon de sa destinée, elle le gratifie d'un illustre prénom : Michelangelo.

Plus tard, celui qui préfère qu'on l'appelle Mimo se souvient qu'il doit tout à son père qu'il n'a guère connu, mort durant la Grande Guerre, mais suffisamment pour que ce dernier lui ait donné un précieux conseil : "Imagine ton œuvre terminée qui prend vie. […] Une sculpture est une annonciation".

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