"In Waves" éblouit en ouverture de la Semaine de la Critique au festival de Cannes
La sélection parallèle, présidée par la réalisatrice indienne Payal Kapadia, s'est ouverte, ce mercredi, avec un formidable film d'animation, qui sera distribué dans les salles belges dès le 1er juillet 2026. Une pure réussite.
- Publié le 13-05-2026 à 21h39
- Mis à jour le 13-05-2026 à 21h57

Sélectionné au festival d'Angoulême en 2020, le surfeur et auteur de bande dessinée américain d'origine philippine AJ Dungo accédait à la notoriété avec son roman (autobio) graphique In Waves (littéralement Dans les vagues, édité chez Casterman), exploration intime de l'univers du surf à travers une rencontre (ou plutôt un coup de foudre) entre un jeune dessinateur introverti et une jeune surfeuse émancipée d'origine hawaïenne. La puissance quasi magique de l'histoire tenait autant à la révélation réciproque qui s'emparait des jeunes amoureux qu'au chaos qui s'abat sur eux lorsque Kirsten tombe malade, les obligeant à vivre leur histoire en accéléré.
Un déferlement d'émotion
Adapté en film d'animation par la cinéaste d'origine vietnamienne Phuong Mai Nguyen (en 2019, elle a co-réalisait l'adaptation en série de la BD Culottées de Pénélope Bagieu), In Waves brille d'une ondoyante beauté, naviguant habilement entre les scènes de vie quotidienne dans un Los Angeles multiculturel et les scènes de surf qui relèvent de la mystique océanique.
Sorte de princesse hawaïenne au parler franc, Kristen (la voix française est celle de Lyna Khoudri) initie AJ (et nous avec) à la culture ancestrale de sa pratique et aux figures mythiques qui l'habitent, dont le surfeur hawaïen Duke Kahanamoku, qui transmit le surf aux États-Unis dans les années 1920. Le film prend ensuite des allures de Love Story moderne, où les vagues deviennent la métaphore de la maladie qui ronge son héroïne mais aussi celles qui libèrent AJ de son chagrin et nous emportent avec elles, comme un déferlement.

In Waves
De Phuong Mai Nguyen Scénario Fanny Burdino et Samuel Doux (d'après le roman graphique d'AJ Dungo) Avec les voix de Lyna Khoudri, Paul Kircher, Rio Vega… Durée 1h35