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Igshaan Adams, souverain des "presque riens"

Entre performance, tissage, sculpture et installation, Igshaan Adams réincarne les traces et les restes.

Gwennaëlle Gribaumont
Portrait de Igshaan Adams
Igshaan Adams au travail. ©Mario Todeschini

Dans sa froideur institutionnelle, le musée se contente trop souvent d'exposer des formes achevées, d'aligner des objets, de maintenir la distance, de reconduire des hiérarchies… Mais cette exposition de l'artiste Igshaan Adams (Le Cap, Afrique du Sud, 1982), intitulée Between Then and Now, inverse la logique. Présentée comme sa plus importante exposition, elle marque aussi l'étape la plus cruciale. Au programme ? Un langage visuel qui s'articule autour du soin et de l'attention à l'autre (le "care"), mais aussi autour de la guérison et du sens de la communauté. Cette exposition ne réclame donc pas seulement du regard, mais un engagement du corps, du toucher, de l'écoute, du temps long…

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