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Les brumes silencieuses de Tobias Spierenburg

Tobias Spierenburg déploie une peinture de l'effacement où l'arbre, dépouillé d'horizon, devient une pure vibration lumineuse.

Gwennaëlle Gribaumont
Tobias Spierenburg, Vallée I, huile sur toile, 92 x 65 cm.
Tobias Spierenburg, Vallée I, huile sur toile, 92 x 65 cm. ©L'artiste

Il est des lieux qui, par leur simple persistance, défient l'érosion du temps. La Galerie Albert Ier, qui inaugurait ses murs en 1952 (avec une exposition dédiée à Jos Albert), détenant très probablement le record de longévité du paysage artistique bruxellois, accueille aujourd'hui les œuvres de Tobias Spierenburg. Le peintre néerlandais, né en 1977, n'y expose pas des paysages au sens géographique ou topographique. Il y dépose des résidus de conscience, des empreintes rétiniennes sauvées de l'oubli.

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