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Au royaume de la patience, David Crunelle est roi !

Le collage souffre de sa réputation. On le dit "facile", "épuisé par des artistes qui ont trouvé dans cette technique de quoi planquer leur manque de virtuosité…". Faux et re-faux ! Démonstration efficace à travers la sélection présentée par la Zedes Art Gallery.

Gribaumont Gwennaëlle
David Crunelle à la Zedes Art Gallery
David Crunelle à la Zedes Art Gallery ©David Crunelle / Zedes Art Gallery

Le collage souffre de sa réputation. On le dit "facile", "épuisé par des artistes qui ont trouvé dans cette technique de quoi planquer leur manque de virtuosité…". Faux et re-faux ! Démonstration efficace à travers la sélection présentée par la Zedes Art Gallery.

L'enseigne habille ses murs des compositions de David Crunelle. L'exposition s'intitule "Intarsia", soit une technique de broderie italienne de la Renaissance, proche de la marqueterie, désignant cet art qui consiste à incruster des pièces de bois sur un support de même matériau afin de créer des motifs géométriques. Photographe et graphic designer, l'artiste belge s'est lancé dans le collage il y a cinq ans. "Je voulais me dissocier de l'ordinateur et de l'infographie pour réaliser un travail sur papier. Des œuvres concrètes, uniques. Très vite, j'ai souhaité complexifier le processus en augmentant le nombre de pièces." (David Crunelle) En quête de challenges techniques, le collagiste réalise des assemblages composés de milliers d'éléments hétéroclites. Ses outils ? Scalpels et lames bien aiguisées ! Ses ressources ? De vieux magazines, des cartes postales d'un autre âge, de la correspondance (dont celle de deux amants éloignés), des photographies, des affiches de propagande… Soit autant d'images chargées d'une mémoire et porteuses de sens.

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