Un réalisateur sous pression
Mardi dernier, au lendemain de la présentation de "Tropa de elite", les critiques étaient très partagées à la Berlinale. Conscient de ces réactions vives, les mêmes qu'au Brésil - où le film aurait été vu, avant même sa sortie en salle, par 11,5 millions de personnes grâce à des copies illégales -, le réalisateur José Padilha apparaissait nerveux et sur la défensive lors de ses interviews.
- Publié le 18-02-2008 à 00h00
Mardi dernier, au lendemain de la présentation de "Tropa de elite", les critiques étaient très partagées à la Berlinale. Conscient de ces réactions vives, les mêmes qu'au Brésil - où le film aurait été vu, avant même sa sortie en salle, par 11,5 millions de personnes grâce à des copies illégales -, le réalisateur José Padilha apparaissait nerveux et sur la défensive lors de ses interviews. Pour lui, ni de gauche, ni de droite, "Tropa de elite" montre simplement la réalité, à travers les yeux d'un membre de la Bope, brigade d'élite de la police brésilienne chargée de nettoyer les bidonvilles... "J'ai fait un documentaire dans lequel j'explique comment un gamin des rues devient violent et j'accusais l'Etat. Au Brésil, je suis devenu un communiste radical... Et puis j'ai fait la même chose avec un flic en montrant comment l'Etat produit des flics violents et je suis devenu de droite. [...] Ce que montre mon film, c'est le processus qui rend la police corrompue et violente avec, comme résultat, que des gens meurent. Je ne dirais pas que mon film est un documentaire, parce que la réalité est pire que ce qui y est montré, mais c'est clairement une tentative d'approcher la réalité."
