"Les Trolls" : Un autre pays enchanté

Un pur placement de produit animé, mais néanmoins inspiré.

Alain Lorfèvre

Un pur placement de produit animé, mais néanmoins inspiré.

De prime abord, le film d’animation "Les Trolls" ressemble à une énième tentative d’un Hollywood à court d’imagination de faire du neuf avec du vieux - ici les figurines Good Luck Trolls créées en 1959 par le Danois Thomas Dam. Mais l’intention commerciale n’en débouche pas moins sur un film qui ravira les plus jeunes spectateurs sans pour autant infliger une "punition" aux adultes accompagnant.

L’ouverture du film, sous forme de livre pour enfants découpé dans du feutre nous explique que les Trolls sont le peuple le plus heureux du monde. Ces petites créatures de toutes les couleurs, à la coiffure flashy et en pétard, font la fête et chantent - avec un "instant câlin" quotidien en prime.

A l’inverse, les Bergen, géants humanoïdes, vivent dans une éternelle morosité, convaincus que le seul moyen d’expérimenter le bonheur est de manger un Troll. La recette du scénario est réchauffée : les Bergen vont mettre la main sur des Trolls et Poppy, leur princesse, se lance dans une mission de sauvetage.

L’intérêt est dans la manière dont le tandem de réalisateurs, Mike Mitchell et Walt Dohrn met en scène le tout. A leur actif, ils ont respectivement un "Kung Fu Panda" et "Le Chat Potté", dont on retrouve le ton débridé et le second degré.

"Les Trolls" une aussi comédie musicale (on devine la suite à Broadway…) avec Justin Timberlake, à la production musicale de reprises disco et R’n B. "I Feel Love" de Donna Summer, "Hello" de Lionel Ritchie ou "Clint Eastwood" de Gorillaz déclinés en français sonnent parfois un peu décalés, mais cela passe grâce à quelques séquences délirantes.


"Les Trolls" : Un autre pays enchanté
©IPM

Réalisation : Mike Mitchell et Walt Dohrn. Avec les voix françaises de Louane Emera et M. Pokora… 1h33