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Javier Bardem : "Cette violence, cette masculinité toxique, je l'ai aussi en moi"

On a rencontré l'équipe de "The Beloved" en lice pour la Palme d'or, vent debout contre les comportements abusifs et célébrant l'effervescence du cinéma espagnol.

Juliette Goudot
Spanish actor Javier Bardem, Spanish film director Rodrigo Sorogoyen and Spanish actress Victoria Luengo pose during a photocall of the film "El ser querido" (The Beloved) at the 79th edition of the Cannes Film Festival in Cannes, southern France on May 17, 2026. (Photo by Olivier CHASSIGNOLE / AFP)
Javier Bardem, Rodrigo Sorogoyen et Victoria Luengo lors du photocall cannois pour le film "El ser querido". ©AFP or licensors

La confirmation est arrivée in extremis la veille par email et nous voilà débarquant en sueur en haut d'une terrasse cannoise pour rencontrer le monument Javier Bardem, de 57 ans, icône du cinéma espagnol oscarisé en 2008 et lauréat d'un prix d'interprétation cannois en 2010 pour Biutiful du Mexicain Inarritu. L'interview a lieu à quelques pas du Palace qui a donné son nom à Esteban Martinez, le personnage qu'il incarne dans The Beloved et qui pourrait lui valoir son deuxième prix d'interprétation cannois, un réalisateur célèbre et tyrannique qui cherche à se rapprocher de sa fille (Victoria Luengo) après l'avoir abandonnée enfant.

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