"Merckx" : que vaut le documentaire sur le géant belge du cyclisme ?
Dans leur documentaire riche en images d'archives, Boris Tilkin et Christophe Hermans retracent le parcours hors normes d'Eddy Merckx.

- Publié le 25-02-2025 à 14h45

Toute la Belgique, comme le milieu du cyclisme international, connaît son nom, mais la jeune génération ne connaît pas forcément la nature exacte de ses exploits. C'est ce parcours de Titan, qui lui a valu le surnom de cannibale, que le documentaire Merckx s'emploie à retracer. Col après col, ascension après ascension, au fil des sprints victorieux et des échappées légendaires.
À les découvrir ou les revivre, pour certains, au fil des images d'archives, on est d'abord frappé par le jeune âge du cycliste belge, mais aussi, très rapidement, par le sérieux et la détermination sans faille dont a su faire preuve le petit gars natif de Meensel-Kiezegem, petit village du Brabant flamand situé non loin de Leuven.
De l'amour à la haine
Au-delà de son talent indéniable, on est frappé par sa soif inextinguible de vaincre, sa ténacité et l'entraînement intensif auquel Eddy Merckx soumettait son corps. Les amateurs de la petite reine n'ignorent rien de son parcours homérique, de ses revers et même de ses chutes. Les béotiens découvrent un homme lancé dans une lutte sans merci, devant en outre affronter l'hostilité dont il a été rapidement la cible une fois qu'il a été désigné comme l'homme à (a) battre au sein du peloton. Une réaction surtout entretenue par un public français lassé (!) de voir ce "petit Belge" venir rafler toutes les étapes majeures et triompher au Tour de France. Ce contexte hostile donne encore plus de poids et de crédit au parcours exemplaire de ce sportif de très haut niveau.
Les images d'archives livrent les rares commentaires et témoignages de ses proches : ses parents, son frère et sa sœur et celle qui n'était alors encore que sa fiancée, Claudine Acou. Ils sont les premiers supporters de celui qui a tout gagné, ou presque, entre 1967 et 1975, devenant peu à peu une véritable icône du cyclisme mondial, toujours admiré aujourd'hui pour les 525 victoires sur route affichées sur son compteur. Un parcours hors normes que les scénaristes et documentaristes Christophe Hermans et Boris Tilkin (Fils de) retracent avec passion et gourmandise.
★★ Merckx Portait véloce Scénario et réalisation Christophe Hermans et Boris Tilkin Durée 1h25
