"Killing Eve": la nouvelle série d'espionnage qui fait rayonner Sandra Oh et Jodie Comer
- Publié le 10-04-2018 à 15h38
- Mis à jour le 10-04-2018 à 15h39

De Phoebe Waller-Bridge, on apprécie le sens aigu de l'observation et le soin apporté à l'humain. On se souvient aussi de l'étonnante autodérision de "Fleabag", comédie décapante sur une jeune adulte tentant de ne pas se laisser gagner par la dépression. Elle y tenait le rôle principal tel un miroir tendu aux prestations qui l'ont fait remarquer dans le stand up.
Avec "Killing Eve", sa nouvelle série pour BBC America présentée en compétition à CanneSéries, la scénariste britannique démontre sa maestria dans le domaine du drame, cette fois.
Epaulée par les comédiennes Jodie Comer (renversante dans la série "Thirteen") et Sandra Oh, rendue mondialement célèbre par son rôle dans "Grey's Anatomy", la créatrice dynamite le thriller d'espionnage et propose deux personnages féminins hauts en couleur dont on regrette de ne pas pouvoir suivre d'emblée les futurs démêlés.
Déjà renouvelée pour une saison 2
Le premier épisode de la série, présenté dimanche soir à Cannes et aux Etats-Unis, a fait mouche et nécessitera qu'on suive de très près sa diffusion prochaine de ce côté-ci de l'Atlantique. Avant même le succès de son lancement le 8 avril, la série a déjà été renouvelée pour une saison 2.
Bonne nouvelle pour les admirateurs de ce trio de femmes fortes puisque la saison 1 n'affiche que huit épisodes au compteur.
Dans le rôle de la tueuse à gage internationale, connue sous le nom de code "Villanelle", Jodie Comer s'amuse visiblement beaucoup. "A la fois inoffensive et dangereuse, transparente et vénéneuse", comme la décrit Phoebe Waller-Bridge, Villanelle apparaît sans affect et sans limite dans ses virées meurtrières, entraînant de multiples changements de looks et de modes opératoires.
Son irruption à Londres va bouleverser la vie d'Eve Polastri (Sandra Oh) qui dépérit dans son boulot d'analyste pour le compte du MI5 et rêve d'enfin s'imposer sur le terrain.
L'enquête, lancée par les services secrets afin de déterminer l'identité de cette mystérieuse tueuse à gages qui enchaîne les missions sans états d'âme ni temps morts, va enfin lui en donner l'occasion.
La série de Phoebe Waller-Bridge s'empare du roman "Codename Villanelle" de Luke Jennings et le mâtine d'humour noir british. On y suit "deux femmes qui vont en apprendre beaucoup l'une sur l'autre à travers cette inévitable confrontation", a expliqué Sandra Oh, lors de la conférence de presse organisée lundi matin à Cannes. "Eve est à un moment de son existence où elle fait le point sur ce qu'elle veut vraiment. Cela rend le personnage plus profond et intéressant que beaucoup d'autres qu'on croise. Le cinéma ne m'a jamais proposé de rôles de cette densité", poursuit la comédienne soulignant que "l'une des forces des séries est de proposer un éventail de rôles nettement plus inclusifs que le cinéma".